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Égypte: arrestation de l'ancien premier ministre de Mohamed Morsi

24/12/2013 03:09 EST | Actualisé 24/12/2013 03:09 EST
AP
In this Friday, July 13, 2012 photo, Egyptian President Mohammed Morsi holds a joint news conference with Tunisian President Moncef Marzouki, unseen, at the Presidential palace in Cairo, Egypt. Egypt's Islamist president may look like he's running out of options as he faces an appeals court strike and massive opposition protests over decrees granting himself near absolute power. Will he back down now? Most likely not. Mohammed Morsi's next move may be to raise the stakes even higher. Signs are growing the constitutional panel at the heart of the showdown could vote on a draft this week despite a walkout by liberal and Christian members. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

LE CAIRE - La police égyptienne a arrêté mardi l'ancien premier ministre du président islamiste destitué Mohamed Morsi, Hicham Qandil, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Selon le ministère de l'Intérieur, M. Qandil a été arrêté dans le désert non loin du Caire "avec un passeur, tentant de fuir au Soudan".

L'ancien Premier ministre avait été condamné fin septembre à un an de prison pour n'avoir pas fait exécuter un jugement qui annulait la privatisation d'une compagnie publique dans les années 1990.

Début septembre, la justice avait ordonné le gel des avoirs de M. Qandil et lui avait interdit de quitter le pays.

Depuis que l'armée a, le 3 juillet, destitué et arrêté M. Morsi, premier président démocratiquement élu en Egypte, M. Qandil est resté extrêmement discret durant la vague de répression meurtrière qui s'est abattue sur les partisans islamistes du chef de l'Etat déchu.

M. Qandil faisait partie d'une alliance de groupe pro-Morsi lors de réunions avec des médiateurs européens pour tenter d'apaiser les tensions avec les autorités installés par l'armée.

Ces tentatives ont échoué en août, lorsque la police a dispersé dans le sang des partisans de Mohamed Morsi réunis sur deux places du Caire, faisant des centaines de morts.

Dans la foulée, des milliers d'islamistes ont été arrêtés, dont la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi, qui avaient remporté haut la main les premières élections démocratiques du pays fin 2011 et sont désormais incarcérés et jugés.

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