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Damas accuse les rebelles d'attaquer des sites d'armes chimiques en Syrie

24/12/2013 09:39 EST | Actualisé 23/02/2014 05:12 EST

Les autorités syriennes ont accusé mardi les combattants rebelles d'avoir attaqué des sites d'armes chimiques en Syrie, après avoir été informés de leurs emplacements par "des pays soutenant le terrorisme".

"Des groupes terroristes armés ont attaqué le 21 décembre un des sites d'armes chimiques dans la région centrale (de Syrie) avec des véhicules équipés d'armes automatiques lourdes. Mais les forces (du régime) ont fait échouer cette attaque", a affirmé le ministère syrien des Affaires étrangères dans un message publié par l'agence Sana.

Selon le ministère, "les groupes terroristes liés au Front al-Nosra et à Liwaa al-Islam ont également attaqué avec une voiture piégée" un autre site d'armes chimiques dans la province de Damas. Mais les forces du régime ont réussi à faire exploser la voiture avant son entrée dans le site, tuant quatre personnes et en blessant 28, poursuit le communiqué.

Le texte accuse des pays "connus pour leur soutien au terrorisme", d'"avoir communiqué des informations à ces groupes sur le contenu dangereux des sites d'armes chimiques en Syrie" et de les encourager à attaquer ces sites, sans préciser les noms des ces pays.

"La Syrie fait assumer à ces pays (..) la responsabilité du danger (...) et des résultats catastrophiques" qui pourraient découler de la propagation de telles informations, ajoute le texte.

Le ministère syrien a appelé l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à "faire tous les efforts pour que ces pays irresponsables cessent ces pratiques".

Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en septembre a chargé une mission internationale de détruire l'arsenal chimique syrien d'ici à la mi-2014.

Cette résolution a éloigné la menaces des frappes américaines contre le régime syrien, après une attaque chimique menée le 21 août près de Damas et attribuée aux forces syriennes par l'Occident et l'opposition.

Depuis le début en mars 2011 d'une révolte pacifique qui a ensuite dégénéré en conflit, le régime affirme combattre des "terroristes" financés par l'étranger.

Damas accuse notamment les monarchies arabes du Golfe, Arabie saoudite en tête, de prendre partie pour l'opposition.

rm/sk/cbo

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