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Syrie : le régime poursuit le bombardement d'Alep

23/12/2013 05:10 EST | Actualisé 21/02/2014 05:12 EST

L'aviation syrienne continue de bombarder la ville d'Alep pour la neuvième journée consécutive. Selon le correspondant de la chaîne Al-Jazira, au moins 45 personnes ont été tuées lundi.

Ces victimes s'ajoutent aux 94 enregistrées dimanche, toujours selon Al-Jazira.

Le régime a bombardé les quartiers de Hananou, Al-Haydaria et Baïdine avec des barils d'explosifs.

Selon la chaîne qatarie, les bombardements ont visé des quartiers résidentiels et une école primaire.

De son côté, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a indiqué que les barils d'explosifs ont touché des zones résidentielles ou commerciales. Selon l'ONG, il s'agit de bombardements illégaux.

« Soit l'armée de l'air syrienne est criminellement incompétente, soit elle ne se soucie pas de tuer des dizaines de civils, soit elle vise délibérément des secteurs civils », a écrit Ole Solvang, chercheur associé à HRW dans un rapport publié en fin de semaine.

L'opposition pose une condition

La Coalition nationale syrienne (CNS), qui regroupe une partie de l'opposition, a indiqué lundi qu'elle ne se rendrait pas à la conférence de paix dite de Genève 2 si le régime poursuivait ses bombardements sur Alep.

Selon un communiqué signé par le secrétaire général de la coalition, Badr Jamous, la coalition prendra une décision pour sa participation à Genève 2 lors d'une réunion le 4 janvier.

Auparavant, la coalition avait annoncé qu'elle prendrait sa décision le 27 décembre.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé lundi que les invitations pour la conférence seraient lancées avant la fin de l'année. En outre, il a plaidé une nouvelle fois pour que l'Iran participe à cette rencontre.

« La liste des invités est presque complète, j'espère que la question de la participation de l'Iran sera résolue bientôt », a-t-il déclaré.

Washington s'oppose à la participation de Téhéran à la conférence qui doit s'ouvrir le 22 janvier à Montreux, en Suisse.

Mais pour M. Ban, « l'Iran peut jouer un rôle important, c'est une puissance régionale très importante, logiquement et d'un point de vue réaliste ils [les Iraniens] devraient participer à cette réunion ».

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