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N'Djamena dément l'implication de ses soldats dans la mort d'un manifestant à Bangui

23/12/2013 11:44 EST | Actualisé 22/02/2014 05:12 EST

Le gouvernement tchadien a "formellement" démenti lundi l'implication de soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) dans la mort d'un manifestant tué le matin même aux abords de l'aéroport de Bangui, selon une déclaration transmise à l'AFP.

"Aucun soldat tchadien n'a tiré sur les manifestants. Nous apportons un démenti formel à cette information", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, dans un communiqué remis à l'AFP.

Plusieurs milliers de manifestants majoritairement chrétiens avaient manifesté près de l'aéroport de Bangui pour demander notamment le départ du contingent tchadien de la Misca. Deux 4X4 de soldats tchadiens arrivés sur les lieux ont été accueillis par des jets de pierre. Les militaires ont ouvert le feu, en l'air et sur les manifestants, ont constaté un photographe et un vidéaste de l'AFP. Un jeune homme est mort, touché par balle à la tête.

"Cette information est une invention d'une certaine presse qui veut jeter l'anathème sur les forces tchadiennes au sein de la Misca", a assuré le porte-parole du gouvernement tchadien, accusant les médias d'"attiser la haine entre les deux peuples frères (tchadien et centrafricain) qui ont toujours cohabité pacifiquement".

Les habitants de Bangui, ville très majoritairement chrétienne, accusent les Tchadiens de la Misca de complicité avec l'ex-Séléka. Incontournable allié de la France en Afrique centrale et au Sahel, puissance régionale, le Tchad du président Idriss Déby Itno est omniprésent en RCA depuis de longues années. Beaucoup voient la main de N'Djamena derrière la prise du pouvoir par les armes de la rébellion Séléka en mars 2013.

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