NOUVELLES

Malades à Noël? Restez à la maison, disent des experts de santé publique

23/12/2013 06:36 EST | Actualisé 22/02/2014 05:12 EST

TORONTO - La période des Fêtes est synonyme de rassemblements entre amis et parents — avec poignées de mains, échanges d'accolades et de baisers, préparation et partage de repas. En d'autres mots, c'est l'occasion de se rapprocher les uns des autres.

Mais prudence, tout de même. Noël est une célébration qui revient une fois par année, mais c'est aussi un temps fertile pour les grippes, rhumes et virus intestinaux — et ce n'est pas la joie qu'ils répandent.

Alors que faire si vous avez contracté un virus et que vous êtes invités à des fêtes ou pire, prévoyez en être l'hôte?

«Franchement, si vous êtes malades, vous ne devriez pas y être», exprime le docteur Michael Gardam, directeur au contrôle et à la prévention des infections au University Health Network de Toronto.

«Le contrôle des virus n'est pas compliqué. En fait, si vous êtes malades, restez à la maison.»

Les risques sont assurément plus grands d'être malades durant la période des Fêtes, souligne M. Gardam. Cela peut s'expliquer par un système immunitaire affaibli en raison du stress des préparatifs, de la propension à en faire trop et du manque de sommeil.

De même, les virus causant des types de maladies telles que la grippe et le rhume sont beaucoup plus courants durant les mois d'hiver, en partie parce que les gens ont tendance à se rassembler à l'intérieur, dans des endroits mal aérés.

Déterminer quand une personne n'est plus contagieuse et peut socialiser sans crainte dépend de l'agent pathogène, affirme M. Gardam.

«Pour des maladies comme la grippe, vous pouvez être contagieux pendant plusieurs jours après l'apparition des symptômes», ajoute-t-il. Dans le cas des norovirus — provoquant notamment la gastro-entérite —, les effets comme les vomissements et la diarrhée sont intenses et de courte durée, mais des particules infectieux peuvent demeurer dans l'organisme pendant des semaines.

«C'est follement contagieux et personne n'en est immunisé», affirme M. Gardam à propos des norovirus, qui sont transmis d'une personne à l'autre et par l'entremise d'aliments et de breuvages.

Il rappelle le récit d'un patient post-opératoire, il y a plusieurs années, qui avait eu de la visite de membres de sa famille. Un parent avait passé le temps de visite à restituer dans les salles de toilette. Il s'est avéré qu'il avait un norovirus. «Deux jours plus tard, l'aile complète devait être fermée», relate-t-il.

Alors que n'importe qui peut contracter une infection virale, les très jeunes enfants et les personnes âgées sont plus vulnérables aux complications.

Le virus respiratoire syncytial, ou VRS, qui cause des symptômes semblables à ceux de la grippe tant chez les enfants que les adultes, est particulièrement virulent pour les nouveau-nés et peut se transformer en pneumonie, fait-il valoir.

Alors pour ceux qui se retrouvent avec un virus des Fêtes qui les font se moucher et tousser, il pourrait être judicieux d'y penser deux fois avant de rendre visite à un aïeul dans un centre de soins de longue durée ou de recevoir un oncle âgé pour le souper de Noël, soutient M. Gardam.

Candace Chartier, chef de la direction de l'Ontario Long Term Care Association, fait valoir qu'il vaut mieux garder les siens en sécurité au risque de les décevoir.

«Si je peux donner un conseil, au-delà de l'impact émotif de ne pas visiter un être aimé, cela peut lui sauver la vie si vous êtes malades», évoque-t-elle.

Il y a toujours l'option de remettre certaines célébrations à plus tard, lorsque tous et toutes seront en meilleure santé.

PLUS:pc