Une recherche présentée dans le numéro de mai/juin 2013 du magazine Child Development vient démontrer que le phénomène n’est pas déclenché à l’adolescence comme il était précédemment cru.

En fait, il a été découvert que les enfants sont touchés par la pression sociale dès l’âge de 9 ans. Il s’agirait de la première étude s'interrogeant sur l’impression des enfants du primaire vis-à-vis des évènements injustes ou non traditionnels.

Les résultats ont permis de mettre en lumière leurs visions sur les conflits de loyauté envers le groupe et l'équité.

« L'émergence de groupes de pairs dans le développement de l'école primaire aide les enfants en leur fournissant des amitiés positives, des relations et du soutien social », dit Melanie Killen, psychologue du développement à l’Université du Maryland.

« Les inconvénients comprennent, entre autres, l'influence excessive d'un groupe quand il impose des normes inéquitables, en particulier sur les étrangers ou des membres de “groupes extérieurs”, qui est souvent créée lorsque les pairs forment un groupe », ajoute-t-elle.

Il est cependant démontré que les enfants sont généralement en mesure de détecter l’injustice et l’égoïsme. Ils auront alors tendance à se ranger du côté des autres, qui sont plus justes et égalitaires.

Killen conclut en disant : « Les enfants savent que leurs groupes pourraient ne pas apprécier, mais ils savent qu’il peut y avoir des moments où se tenir debout devant de mauvaises décisions est la bonne chose à faire ».

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  • Stress chez les jeunes

    <strong>Enquête Ipsos pour Doing Good Doing Well sur le stress et le surpoids chez les jeunes</strong> 54% des jeunes estiment vivre un niveau de stress élevé, que ce soit dans leur vie professionnelle ou dans leur vie étudiante.

  • Solitude

    22% des jeunes, soit près d'un sur quatre, se sentent "souvent" très seul. Devenir salarié n'améliore pas vraiment ce phénomène: 20% se sentent encore seuls.

  • Manger devant un écran

    50% des jeunes prennent leur déjeuner devant un écran, 47% au dîner et encore plus le soir au souper: 63%. Sans compter ceux qui en profitent pour envoyer des courriels et des SMS... Les parents sont un peu moins accro mais manger devant son écran reste fréquent.

  • Manger trop rapidement

    10 minutes, c'est le temps moyen pris pour un déjeuner. Le dîner et le souper prennent un peu plus de temps heureusement, respectivement 26 et 29 minutes. Le fait d'avoir des enfants n'augmente qu'à peine le temps de repas.

  • Stress et alimentation

    22%, soit près d'un quart des jeunes, se disent trop stressés pour pouvoir avaler un morceau...

  • Manque de moyen

    Presque un étudiant sur deux (46%). C'est le nombre de jeunes qui sont sur la corde raide, tandis que 30% arrivent tout juste à boucler leur budget. 16% n'ont pas cette "chance" et disent ne pas s'en sortir.

  • Manger, c'est aléatoire

    Conséquence du manque d'argent: une fois sur deux, 22% des jeunes contrôlent leur envie de manger.

  • Rapport au poids biaisé

    34% des jeunes se révèlent être en état de surpoids ou d'obésité, 6% en état de maigreur extrême. Les choses s'empirent à partir de 30 ans.

  • Pas de sport (ou peu)

    41% des jeunes ne font pas une seule heure de sport. Ici encore, c'est pire chez les 30-35 ans.

  • Illusions sur la nourriture

    Paradoxalement, 54% des étudiants ont le sentiment de manger plus équilibré qu'il y a deux ou trois ans... Ce qui explique pourquoi les problèmes de poids sont sous-estimés.


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