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20/12/2013 11:12 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

Yémen/sud: protestations de rue après le meurtre d'un chef tribal

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Moukalla, chef-lieu du Hadramout, dans le sud-est du Yémen, pour protester contre la mort d'un chef tribal local, tué lors d'un accrochage avec l'armée, selon des témoins.

Les manifestants répondaient à un appel de l'Alliance des tribus du Hadramout et de factions locales du Mouvement sudiste militant pour une sécession du sud du Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990.

Les organisateurs ont en outre annoncé une semaine de manifestations et rassemblements pour paralyser l'activité économique et administrative dans la province.

Ils entendent ainsi protester contre la mort du chef de l'Alliance des tribus de Hadramout, Saïd Ben Habriche, tué début décembre, selon une source policière, avec cinq de ses gardes du corps et deux soldats dans un affrontement près de Seyoun, deuxième ville de la province.

"Nous ne plierons pas, nous ne nous calmerons pas avant l'expulsion des occupants", ont scandé les manifestants en référence au pouvoir central de Sanaa mais aussi aux Yéménites arrivés du Nord après l'unification du Nord et du Sud en 1990, a rapporté à l'AFP un activiste sudiste, Mohamed Charafi.

Trois militants sudistes ont été blessés, dont deux grièvement, dans un accrochage armé avec des marchands ambulants originaires du nord du Yémen, après que des activistes sudistes ont mis le feu à des épiceries, ont indiqué des militants sudiste et une source de sécurité.

A la tombée de la nuit, la situation restait tendue à Moukalla, où la plupart des commerces étaient fermés et les forces militaires et de sécurité se faisaient discrètes, selon M. Charafi.

En outre, un accrochage a opposé des partisans du Mouvement sudiste à des soldats près des installations pétrolières de Massila, au nord de Moukalla, a déclaré à l'AFP une source militaire sans faire état de victime.

L'armée a envoyé des renforts sur les lieux et la situation est sous contrôle, a ajouté cette source, indiquant que des tirs résonnaient encore par intermittence en début de soirée.

A Aden, principale ville du Sud, des milliers de personnes ont manifesté dans l'après-midi en solidarité avec les habitants du Hadramout, scandant des slogans hostiles à l'unité du Yémen, a rapporté un correspondant de l'AFP. En début de soirée, des jeunes sont sortis dans la rue pour mettre le feu à des pneus.

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