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20/12/2013 10:07 EST | Actualisé 19/02/2014 05:12 EST

L'année de Nadal et des Canadiens

L'année 2013 a offert son lot de surprises et de grands moments, tant au niveau international que national.

Un texte de Manon Gilbert Twitter Courriel

Abordons d'abord l'éblouissant retour de Rafael Nadal en février. Absent des courts pendant sept mois en raison d'une blessure au genou gauche, l'Espagnol a chassé tous les doutes quant à son état de santé en enchaînant les victoires à un rythme aussi fulgurant que son coup droit.

Trois finales, dont deux victoires, dès son retour. Encourageant certes, mais des succès dans des tournois mineurs en Amérique du Sud et au Mexique et, par surcroît, sur la terre battue. Mais en s'imposant au Masters d'Indian Wells en mars sur surface dure, avec au passage des victoires contre Roger Federer, Tomas Berdych et Juan Martin Del Potro, Nadal a prouvé qu'il ne fallait pas le considérer comme l'homme d'une seule surface.

Sa saison sur terre battue a culminé avec un huitième sacre à Roland-Garros. Sa fausse note à Wimbledon, avec son élimination au premier tour, a soulevé des doutes, mais Nadal les a chassés à grands coups de revers avec des victoires coup sur coup aux Masters du Canada et de Cincinnati, ainsi qu'aux Internationaux des États-Unis, son 13e titre en grand chelem.

Cette finale à Flushing Meadows contre Novak Djokovic a égalé le record de 37 duels entre deux joueurs que partageaient Ivan Lendl et John McEnroe. Depuis, l'Espagnol et le Serbe ont battu le record qui s'établit pour l'instant à 39.

Nadal a remporté 10 tournois, un de moins que sa meilleure saison en 2005. Il a conclu l'année avec une impressionnante fiche de 75-7 qui lui a permis de se hisser au 1er rang mondial pour la troisième fois de sa carrière.

L'élimination précoce de Nadal et de Roger Federer (2e tour) à Wimbledon a ouvert la porte à Andy Murray. Finalement, après une disette de 77 ans, Murray est devenu le premier Britannique depuis Fred Perry en 1936 à soulever le trophée au All England Club.

Ainsi, l'Écossais a balayé la tonne de pression qui pesait sur ses épaules. Il a cependant dû couper court à sa saison après la Coupe Davis en septembre afin de passer sous le bistouri pour régler ses douleurs au dos.

Quant à Novak Djokovic, il a racheté une saison en dents de scie en gagnant ses quatre derniers tournois, pour un grand total de sept. En décembre, le Serbe a causé une petite commotion dans le milieu en embauchant l'ancienne gloire Boris Becker comme entraîneur.

Le Canada contre toute attente

Côté canadien, Milos Raonic a percé le top 10 mondial, le temps d'une semaine à la mi-août, à la suite de sa défaite en finale à Montréal contre Nadal. L'Ontarien a maintenu sa position sur l'échiquier mondial pour améliorer son sort de deux places, 11e, au terme de la saison.

Fort de trois victoires en 2013, Raonic a toutefois de la difficulté à se démarquer dans les grands tournois. Au début mai, il se séparait de son entraîneur Galo Blanco pour poursuivre sa route avec l'ancien joueur croate Ivan Ljubicic. Cette nouvelle association a commencé à porter ses fruits à la fin de l'été.

En revanche, Raonic se distingue en Coupe Davis. Grâce à lui, le Canada a atteint des sommets inespérés. Aidé de Daniel Nestor et Vasek Pospisil, Raonic a permis au Canada de vaincre l'équipe B de l'Espagne et l'Italie pour ainsi se qualifier pour les demi-finales de la Coupe Davis. Une première, jamais les représentants de l'unifolié n'avaient dépassé la ronde des 16.

D'ailleurs, les succès du Canada en Coupe Davis ont insufflé un vent de confiance à Pospisil. Toujours solide quand il portait les couleurs de son pays, le Britanno-Colombien peinait à transposer ses succès sur le circuit de l'ATP. Il a maintenant défoncé cette barrière psychologique pour arracher des victoires importantes contre des Tomas Berdych, John Isner ou Richard Gasquet, en plus de donner du fil à retordre à David Ferrer et Roger Federer.

Du coup, le Pospisil 2.0 a fait un pas de géant au classement mondial, passant du 125e au 32e échelon en 52 semaines.

Bouchard se démarque, Serena s'impose

Côté féminin, le Canada n'est pas en reste. Eugenie Bouchard a pris d'assaut le circuit de la WTA à sa saison recrue. Sa progression constante, jumelée à quelques victoires importantes (Ana Ivanovic sur le central de Wimbledon, Jelena Jankovic, Sloane Stephens), l'ont propulsée au 32e rang mondial.

Son apprentissage s'est également parfait dans les défaites contre quelques grosses pointures du circuit : Maria Sharapova à deux reprises, ainsi que Venus et Serena Williams, à qui elle a ravi une manche.

Après quelques quarts de finale et demi-finales, la joueuse de 19 ans a pu enfin goûter à la première finale de sa carrière à Osaka, où elle s'est inclinée devant Samantha Stosur.

Ses performances ne sont pas passées inaperçues au sein de la WTA qui lui a octroyé le titre de recrue de l'année.

Quant à Serena Williams, elle a assis sa domination sur le tennis féminin. Tel un véritable rouleau compresseur, elle n'a laissé que des miettes à ses rivales : 11 succès, dont un deuxième triomphe aux Internationaux de France et un cinquième aux Internationaux des États-Unis pour un total de 17 grands chelems, et une fiche de 78-4.

Malgré sa défaite contre Victoria Azarenka à Doha, en février, Williams s'est hissée au sommet de la hiérarchie mondiale pour la sixième fois de sa carrière, trône qu'elle a conservé pour terminer l'année numéro un mondiale pour la troisième fois.

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