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Les États-Unis dépêchent un envoyé spécial au Soudan du Sud

20/12/2013 09:54 EST | Actualisé 20/12/2013 11:58 EST
AFP

WASHINGTON - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé le départ pour le Soudan du Sud de l'envoyé spécial américain pour la région, afin de favoriser le dialogue entre les factions rivales qui se déchirent dans ce pays.

"Il est temps maintenant pour les dirigeants du Soudan du Sud de maîtriser les groupes armés sous leur contrôle, de cesser immédiatement les attaques contre les civils et de mettre un terme à l'engrenage de la violence entre différents groupes ethniques et politiques", a indiqué M. Kerry en annonçant sa décision de dépêcher dans la région son envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud, l'ambassadeur Donald Booth, dès vendredi (heure de Washington).

M. Kerry a précisé que cette décision avait été prise à la suite notamment d'un entretien téléphonique jeudi avec le président du Soudan du Sud, Salva Kiir.

"La nuit dernière (jeudi), j'ai appelé le président sud-soudanais Kiir et je l'ai pressé, en tant que président de tous les Soudanais du Sud, de protéger tous les citoyens sud-soudanais et de travailler à la réconciliation", a précisé le secrétaire d'Etat américain.

"Nous avons évoqué les difficiles décisions qui ont conduit à ce moment remarquable quand tant de gens ont formé des files d'attente pour le référendum qui a donné naissance au Soudan du Sud, en sachant très bien que les décisions les plus difficiles étaient encore à venir. Il est temps maintenant pour ses dirigeants de prendre ces décisons à travers le dialogue", a-t-il ajouté.

La conseillère de sécurité nationale américaine Susan Rice a averti de son côté le Soudan du Sud que les Etats-Unis étaient prêts à mettre fin à leur soutien si les violences devaient continuer. "Si des individus ou des groupes tentent de prendre ou d'exercer le pouvoir par la force, la violence de masse ou l'intimidation, les Etats-Unis n'auront pas d'autre choix que de retirer leur traditionnel et important soutien", a-t-elle indiqué.

Une dizaine de civils et deux Casques bleus indiens ont été tués dans l'attaque d'une des bases de l'ONU au Soudan du Sud, ont annoncé vendredi les Nations unies qui ont appelé le président et l'ancien vice-président au dialogue pour éviter une escalade.

Dans une déclaration unanime mais non contraignante, le Conseil de sécurité a appelé Salva Kiir et Riek Machar, dont la rivalité à provoqué une vague de violences inter-ethniques dans le pays, "à lancer un appel à la cessation des hostilités et à l'ouverture immédiate d'un dialogue".