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19/12/2013 10:55 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Trois Casques bleus tués au Soudan du Sud

Les violences au Soudan du Sud ont fait trois morts parmi les Casques bleus, jeudi, au cinquième jour des affrontements interethniques. Le président américain appelle au calme alors que les autorités semblent perdre le contrôle.

L'ambassadeur de l'Inde aux Nations unies rapporte que des hommes armés ont investi un site onusien dans l'État de Jonglei, dans l'est du pays, tuant plusieurs personnes, dont trois soldats indiens.

À Juba, la capitale, des vols d'urgence ont évacué des citoyens américains et britanniques, ainsi que des travailleurs humanitaires et du personnel des Nations unies pour fuir les violences. Mercredi, les États-Unis avaient déployé quelque 45 soldats pour assurer la sécurité de leurs ressortissants.

Barack Obama a affirmé que le pays est « au bord du précipice » de la guerre civile.

« Les récents combats menacent de faire plonger à nouveau le Soudan du Sud dans ses jours les plus noirs du passé », a-t-il averti dans un communiqué. Le président américain appelle à la fin immédiate des combats « pour régler des comptes politiques et pour déstabiliser le gouvernement ».

L'Union africaine a envoyé, jeudi, une délégation composée de plusieurs ministres est-africains qui doit tenter de trouver une solution pacifique à la crise. D'ailleurs, la situation demeure confuse quant aux raisons qui ont mené à ces violences.

Un membre du parti au pouvoir a catégoriquement réfuté les affirmations du président Salva Kiir, au sujet d'un coup d'État avorté mené par l'ancien vice-président.

Le chef de cabinet du secrétaire général du Mouvement de libération du peuple soudanais, qui est au pouvoir, a expliqué que les affrontements ont commencé dimanche, après une tentative des membres de la garde présidentielle appartenant à l'ethnie Dinka de désarmer leurs collègues de l'ethnie Nuer.

L'organisme de défense des droits de l'homme Human Rights Watch accuse les soldats sud-soudanais d'avoir tiré dans des secteurs peuplés de Juba et d'avoir ciblé des citoyens en raison de leur ethnicité, visant particulièrement les membres du groupe ethnique Nuer.

De son côté, l'armée rapporte que les responsables militaires de la ville de Bor, la capitale du Jonglei, ne répondent plus à l'appel et qu'ils ont probablement rejoint les rangs des insurgés.

Selon les Nations unies, les combats entre factions rivales auraient fait entre 400 et 500 morts au Soudan du Sud dans les derniers jours.

Pays de 11 millions d'habitants, le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011.

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