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19/12/2013 07:13 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Si Shanahan ne revient pas, son héritage sera-t-il les problèmes de quarts?

ASHBURN, États-Unis - S'il s'agit vraiment des derniers jours de l'ère Mike Shanahan chez les Redskins de Washington, on se souviendra de son passage pour son inhabilité à s'entendre avec ses quarts.

De Donovan McNabb à Rex Grossman, de John Beck à Robert Griffin III, pour une raison ou une autre, Shanahan a été incapable de trouver une solution à la position la plus importante sur le terrain au cours de ses quatre années dans la capitale américaine. Et au moment où Griffin semblait s'imposer comme la solution à long terme, une blessure à un genou, une saison difficile et des questions sur la chimie entre les deux hommes ont transformé les Redskins (3-11) en véritable cirque médiatique.

Le plus ironique dans tout ça est que Shanahan est reconnu comme un membre d'un des meilleurs duos quart-entraîneur dans l'histoire récente de la NFL. John Elway et lui ont remporté deux titres du Super Bowl de suite en 1997 et 1998 avec les Broncos de Denver. Cependant, Shanahan admet lui-même que leur relation n'a jamais été parfaite.

«Nous (Elway et lui) nous chamaillions tout le temps, a récemment raconté Shanahan. Et ça fait partie du fait d'être un fier compétiteur et c'est une des raisons pour lesquelles vous développez d'excellentes relations avec vos quarts.»

À Washington, là où il a le dernier mot sur sa formation, le projet de reconstruction des Redskins a été ralenti par ses choix de quarts. Une transaction à Pâques en 2010 a vu les Redskins envoyer deux choix de repêchage aux Eagles de Philadelphie en retour de McNabb, qui avait été comparé à Elway lors de son arrivée avec l'équipe.

«Les gens disaient que John Elway devait prendre sa retraite, jusqu'à ce qu'il gagne le Super Bowl», avait rappelé Shanahan lors de la conférence de presse soulignant l'arrivée de McNabb à Washington.

McNabb a finalement effectué seulement 13 départs avec l'équipe. Il avait été laissé de côté en fin de saison et avait finalement été échangé aux Vikings du Minnesota.

En 2011, Shanahan a mal évalué ce qu'il avait en Rex Grossman et John Beck, mais n'avait pas hésité à les vanter.

Grossman avait finalement compilé un dossier de 5-8 comme partant, étant victime de 20 interceptions. Beck avait été 0-3 et avait trouvé le moyen d'encaisser 10 sacs dans un match.

Ce fut ensuite l'arrivée de Griffin, récipiendaire du trophée Heisman, deuxième choix lors du repêchage et recrue offensive par excellence dans la NFL — une série de succès qui l'ont convaincu qu'il avait le pouvoir nécessaire pour critiquer les «erreurs» de Shanahan lors d'un revers en éliminatoires la saison dernière contre les Seahawks de Seattle. Il a ensuite critiqué les plans de l'entraîneur lors du camp d'entraînement, alors qu'il se remettait d'une opération majeure à un genou.

Tout comme McNabb, Griffin a eu de la difficulté à s'ajuster à certains concepts enseignés par Shanahan et son fils Mike, qui est le coordonnateur offensif de l'équipe. La tension est palpable entre le quart et son entraîneur, comme c'était le cas avec McNabb. Et le scénario semble se répéter, alors que Griffin a été relégué au poste de réserviste pour les trois derniers matchs de l'équipe même s'il est en santé. Shanahan a justifié sa décision en disant que Griffin devait être en santé lors des exercices au cours de la saison morte.

Quand il y a eu des problèmes avec McNabb, Grossman ou Beck, le quart partant a changé et l'entraîneur est resté. Cette fois, même si Griffin se retrouve sur la touche, le résultat pourrait être différent.

«Je crois que la relation s'améliore avec le temps et plus vous passez du temps ensemble, plus les choses se déroulent mieux, a expliqué Shanahan, jeudi. Il va y avoir des moments difficiles. Il va y avoir de grands moments. Mais toutes les relations doivent se développer et c'est souvent stressant et parfois plus difficiles que lorsque tout va bien.»

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