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19/12/2013 03:00 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Salons de massage : Coderre garde le cap

C'est vendredi que la Cour suprême du Canada va rendre sa décision très attendue sur la prostitution. Le plus haut tribunal du pays doit déterminer si certaines lois qui limitent l'exercice de cette pratique sont inconstitutionnelles.

La prostitution n'est pas illégale au Canada, mais l'exploitation d'une maison de débauche, le proxénétisme, et la sollicitation de clients dans un lieu public constituent toujours des infractions en vertu du Code criminel.

Mais peu importe la décision de la Cour suprême, le maire de Montréal, Denis Coderre, veut continuer d'aller de l'avant pour éradiquer les centaines de salons de massages érotiques qui prolifèrent sur son territoire. 

« Notre rôle, c'est de s'assurer que quand on donne un permis, on peut avoir - permettez-moi l'expression - une emprise sur ces permis-là. Si on nous dit que c'est des centres de santé et que ce n'est pas le cas, à ce moment-là, si dans le maillon faible d'une opération policière, ils disent ben on est un peu pris parce que l'administratif ne joue pas nécessairement son rôle, nous on veut avoir un plan d'action intégré où les forces policières vont faire leur travail, mais que nous, à notre niveau, de façon administrative, on va être en mesure de s'attaquer à cette situation », a déclaré M. Coderre.

Le 2 décembre dernier, la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES) révélait que l'industrie du sexe vivait une croissance impressionnante dans la grande région de Montréal, où le nombre de commerces liés à cette activité est passé de 339 en 2011 à 420 en 2013. Selon la CLES, les salons de massage érotique représentent près des trois quarts de ces lieux.

L'organisme réclame une volonté politique claire pour mettre un terme à l'exploitation sexuelle de milliers de femmes.

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