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19/12/2013 11:28 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Palmarès météo 2013 d'Environnement Canada: pas d'extrême au Québec; inondation historique à Calgary

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MONTRÉAL - Le palmarès des événements météorologiques de l'année 2013 accorde sans surprise la première place aux inondations en Alberta. Quant au Québec, il s'est surtout démarqué par... une absence d'événement extrême, a indiqué jeudi Environnement Canada.

Les inondations en Alberta ont touché le quart du territoire de cette province, laissant derrière elles 1000 kilomètres de chemins détruits et plusieurs pertes d'infrastructures. Il s'agit de la catastrophe naturelle la plus dévastatrice de l'histoire du Canada, ont indiqué les représentants d'Environnement Canada, qui ont rencontré la presse, à Montréal, comme ils le font tous les ans à cette période-ci de l'année.

«Les 20 et 21 juin, ce sont plus de 100 000 personnes qui ont été forcées de quitter leur domicile. Plus de 1000 kilomètres de routes ont été détruits. Des centaines de ponts et de ponceaux ont été emportés par les torrents et des milliers de maisons et de voitures ont été endommagées. On parle de 6 milliards $ de dommages; la catastrophe naturelle la plus coûteuse de notre histoire, dépassant même le verglas de 1998», a résumé Brigitte Bourque, météorologue à Environnement Canada.

Les pluies torrentielles à Toronto, le 8 juillet, arrivent en deuxième place. De 16h20 à 18h30, cette journée-là, Toronto a reçu plus de pluie qu'elle en reçoit normalement durant tout le mois de juillet.

L'été le plus froid depuis 15 ans dans l'est de l'Arctique arrive au 5e rang, mais il s'agit d'un phénomène intéressant au plan «macroenvironnemental». Les scientifiques surveillent en effet la banquise depuis des années, comme un baromètre des changements climatiques. Or, cette fois, la fonte de la glace de mer dans l'Arctique canadien a ralenti, ce que Mme Bourque a qualifié d'«encourageant». Elle invite toutefois à la prudence: «Ce n'est pas en regardant une seule année d'observation qu'on peut affirmer si, oui ou non, la banquise se rétablit vraiment».

Au Québec

Le Québec n'a pas d'événement météo qui fait partie des 10 premières positions canadiennes, si ce n'est qu'une participation indirecte. Environnement Canada a en effet classé au sixième rang canadien le blizzard du 8 février qui a sévi dans l'est du pays, particulièrement sur la côte atlantique. Le Québec et l'Ontario avaient alors reçu de la poudrerie et des vents violents.

René Héroux, météorologue à Environnement Canada, a précisé qu'en 2013, le Québec s'est distingué par une absence d'événement météo dit extrême.

L'événement le plus marquant au Québec a eu lieu le 19 juillet, lors du début des vacances de la construction. De forts orages et une microrafale avec des vents qui ont dépassé les 100 kilomètres/heure ont alors sévi, entraînant la chute de plusieurs branches d'arbres, voire d'arbres entiers. Quelque 500 000 abonnés d'Hydro-Québec avaient alors été privés d'électricité, dont certains pendant plusieurs jours.

«Qu'il n'y ait rien eu au Québec, ça n'exclut en rien, ça ne met pas en doute le fait que les changements climatiques sont présents, parce que la principale caractéristique de notre climat, c'est sa variabilité, justement. Donc, qu'il n'y ait pas eu d'événement (météorologique extrême) au Québec, ça n'empêche pas le réchauffement à l'échelle globale. La difficulté, c'est toujours qu'on ne peut pas apposer une étiquette à un événement pour dire "cet événement-là des pluies en Alberta est un événement dû aux changements climatiques". Parce qu'il y en a eu, dans le passé, de ces événements-là. Ça s'inscrit dans notre climat. Mais c'est le fait qu'il y en a peut-être un peu plus souvent, un peu plus fréquemment. Et c'est là où les changements climatiques entrent en ligne de compte», a résumé M. Héroux.

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