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19/12/2013 11:29 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Les marchés saluent l'annonce de la Fed, Wall Street reprend son souffle

Les principales Bourses européennes saluaient jeudi la décision de la Réserve fédérale américaine de réduire modérément son programme de soutien monétaire à l'économie, alors que Wall Street reprenait son souffle après son euphorie de la veille.

Les places boursières des pays émergents, particulièrement sensibles à la politique monétaire américaine, évoluaient en ordre dispersé, Moscou enregistrant par exemple une nette hausse, tandis que la Bourse turque reculait.

La Bourse de Paris était portée par une dynamique très positive (+1,10%) jeudi vers 15h30 GMT (16H30, heure de Paris), les investisseurs accueillant avec enthousiasme et soulagement la décision de la Réserve fédérale.

"L'annonce est une forme de soulagement pour le marché qui va pouvoir passer à autre chose", juge Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse, et ce d'autant plus que "les prochaines réductions de rachats d'actifs seront très encadrées et que la politique monétaire va rester accommodante".

Après des mois de conjectures, les engagements de la banque centrale américaine (Fed) sur le resserrement de sa politique monétaire accommodante profitaient aussi à la Bourse de Francfort qui était en hausse de 1,12%.

A Londres, l'indice Footsie 100 suivait la même tendance et s'appréciait de 1,04% pour saluer à son tour la décision de la Fed sur les mesures de soutien à la première économie mondiale, mais aussi sa promesse de ne pas relever ses taux rapidement.

Plus tôt, la Bourse de Tokyo avait terminé, en hausse de 1,74%, à un sommet depuis six ans.

Du côté des pays émergents, le spectacle est plus contrasté, notamment en raison de facteurs intérieurs.

La Bourse de Moscou était en hausse (+1,47%) après la décision de la Réserve fédérale et celle du président russe Vladimir Poutine de gracier prochainement l'ex-magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski.

En Chine, les Bourses de Shanghaiïet de Hong Kong ont fini en baisse (respectivement de 0,95% et de 1,10%) du fait de craintes sur l'économie chinoise.

En Turquie, pays qui avait été particulièrement chahuté l'été dernier à cause de la perspective de la fin de la politique de soutien américaine, la Bourse a fini en baisse de 3,2% et la livre a atteint son plus bas niveau en trois ans. Ce pays est aussi secoué par une opération anticorruption qui vise des proches du gouvernement.

Aux Etats-Unis, Wall Sreet marquait une pause après les records de la veille. Vers 15H15 GMT, le Dow Jones reculait de 38,18 points à 16.129,79 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 20,59 points à 4.049,47 points.

L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,46% (-8,26 points) à 1.802,39 points.

La Bourse de New York s'était envolée mercredi soir aussitôt après l'annonce de la Fed, le Dow Jones bondissant de 1,84% à 16.167,97 points, le S&P 500 de 1,66% à 1.810,65 points et le Nasdaq de 1,15% à 4.070,06 points.

Après un accueil enthousiaste mercredi, le marché "procède, sans surprise, à quelques prises de bénéfice", relevait Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Les investisseurs étaient d'autant plus incités à la réserve que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont rebondi de façon inattendue aux Etats-Unis la semaine dernière, surprenant les analystes qui tablaient sur un recul.

Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont par ailleurs reculé en novembre pour le troisième mois consécutif

Le marché obligataire évoluait sur une note contrastée. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans passait à 2,936% contre 2,885% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,892% contre 3,913% la veille.

Sur le marché des changes, l'euro se stabilisait jeudi, au lendemain d'un net repli, face à un dollar conforté par la décision de la Réserve fédérale.

Vers 15H30 GMT (15H00 à Paris), l'euro valait 1,3657 dollar, contre 1,3680 dollar mercredi vers 22H00 GMT.

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