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19/12/2013 12:08 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Le Brésil n'est pas un pays protectionniste, affirme le patron de l'industrie brésilienne

Le Brésil n'est pas un pays "protectionniste", a affirmé jeudi le président de la Confédération brésilienne de l'Industrie (CNI) après l'annonce par l'Union européenne de l'ouverture d'une procédure contre le Brésil devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'UE accuse le Brésil, la septième économie du monde, de pratiquer des taxes discriminatoires contre les produits importés.

"Le Brésil n'est pas un pays protectionniste. Nous ne sommes pas protectionnistes", a insisté Robson Braga de Andrade au cours d'une conférence de presse à Brasilia.

Peu après, le ministre des Affaires étrangères, Luiz Alberto Figueiredo, a assuré que le Brésil avait "des arguments solides pour prouver qu'il respecte les règles de l'OMC".

"Nous avons des arguments solides pour démontrer que nous agissons en pleine conformité avec les règles multilatérales du commerce international" et le Brésil cherchera à démontrer à ses paternaires européens "que nos programmes sont conformes aux règles internationales du commerce", a souligné le chef de la diplomatie brésilienne.

L'Union européenne a demandé jeudi l'ouverture de consultations avec le gouvernement brésilien au sujet "des mesures fiscales qui établissent une discrimination à l'égard des produits importés", ce qui encourage la production brésilienne et rend plus chers les produits des exportateurs européens.

Le Brésil a des arguments solides pour prouver qu'il respecte les règles de l'OMC, a assuré jeudi M. Figueiredo, après l'annonce par l'UE de l'ouverture d'une procédure pour dénoncer des taxes discriminatoires contre les produits importés.

L'UE cite à titre d'exemple une augmentation de 30% de la taxe sur les véhicules à moteur appliquée par le Brésil depuis 2011, mais dont sont exemptés les voitures et les camions de fabrication nationale. Cette taxe, qui devait expirer fin 2012, a en fait été prolongée sous une autre forme pour cinq années supplémentaires.

M. Andrade a reconnu que le Brésil avait encouragé une "politique de contenu local" qui donne priorité à la production nationale.

Mais selon lui, cette année, "le résultat de notre balance commerciale de produits manufacturés présente un déficit de 120 millions de dollars, ce qui veut dire que nous n'avons pas de protection pour l'industrie brésilienne".

"Nous ne réussissons pas à exporter de véhicules brésiliens en Europe (...) pas à cause du prix mais pour des questions spécifiques comme les barrières non tarifaires que ces pays nous imposent, et ils n'approuvent pas nos produits", a souligné M. Andrade.

Mais pour l'UE, ces mesures fiscales "ont eu une incidence négative sur les exportateurs de l'Union" et en restreignant les échanges, elles ont "également pour conséquence d'augmenter les prix imposés aux consommateurs brésiliens".

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