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19/12/2013 06:25 EST | Actualisé 18/02/2014 05:12 EST

Démocratie Québec : David Lemelin reste aux commandes pour l'instant

Six semaines après la défaite électorale de Démocratie Québec, David Lemelin est toujours à la tête du parti. Aucune décision n'a été prise quant à son avenir, mais il ne semble pas sur le point de partir.

Celui qui se fait très discret depuis le lendemain des élections dit être encore à l'heure des bilans.

« Il n'y a pas de pression. Je prendrai la meilleure décision pour le parti. Est-ce que c'est de rester ? Est-ce que c'est de partir ? Quelle forme ça prendra, je ne le sais pas encore », a affirmé David Lemelin en entrevue à Radio-Canada.

Le chef de Démocratie Québec, qui a obtenu 24 % des votes au poste de maire le 3 novembre, se réjouit du mort d'ordre adopté par son équipe : prendre son temps pour décider de la suite des choses.

Pour l'instant, personne ne parle de course à la direction du parti à court ou moyen terme.

« C'est le conseil d'administration qui est souverain, qui va déterminer s'il doit y en avoir une et le moment. Chose certaine, on ne tiendra pas ça là », souligne David Lemelin.

La conseillère Anne Guérette, qui ne cache pas son intérêt pour le poste de chef, est également d'avis que rien ne presse.

Pas un échec

Le 3 novembre dernier, Démocratie Québec n'a fait élire que trois des 21 conseillers municipaux à l'hôtel de ville de Québec. Un mois et demi plus tard, David Lemelin se dit satisfait de la campagne menée par son parti.

« À chaud, ça avait l'air d'une défaite. Avec le recul, on se dit "ok, on n'a pas atteint nos objectifs", sauf qu'on se dit aussi qu'il y a deux ans à peine, on était un groupe de citoyens et maintenant, on est un parti politique officiel, on est l'opposition officielle. [...] Bref, on a mis au monde un vrai parti politique, donc ça, ce n'est pas un échec, bien au contraire. ».

Il explique une grande partie de sa défaite par l'effet Labeaume. « Le constat le plus important, ce n'est pas tellement de savoir si on a été si mauvais, c'est que la force de Labeaume est encore là », plaide-t-il.

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