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18/12/2013 05:46 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Syrie: à l'ONU, les USA veulent une condamnation de l'escalade de la violence

Les Etats-Unis font actuellement campagne pour que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une déclaration qui condamnerait l'escalade de la violence en Syrie, ont rapporté des diplomates mercredi.

Le projet de déclaration des diplomates américains exprime l'"indignation" du Conseil quant à l'offensive de l'armée de l'Air syrienne contre Alep, la grande métropole du nord du pays où les raids ont fait au moins 189 morts et 879 blessés depuis dimanche, selon Médecins sans frontières (MSF).

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité et alliée du président syrien Bachar al-Assad, n'a pas encore réagi au document qui doit recueillir l'approbation des 15 pays-membres pour être adopté. Mais d'après des diplomates, elle pourrait demander à ce que des modifications soient apportées.

Le Conseil de sécurité "exprime sa profonde inquiétude quant à l'escalade de la violence dans le conflit syrien et condamne la violence de toutes les parties", est-il écrit dans le projet de déclaration dont l'AFP a obtenu une copie.

Les pays-membres "expriment leur indignation quant aux raids aériens auxquels a recours le gouvernement syrien, et plus particulièrement quant à l'utilisation d'armes lourdes, dont des missiles Scud et des +barils d'explosifs+ qui ont été largués sur Alep entre le 15 et le 18 décembre et qui ont fait plus de 100 morts, dont de nombreux enfants", ajoute le texte.

Le document appelle aussi toutes les parties, "en particulier le gouvernement syrien", à respecter une précédente déclaration du 2 octobre qui exigeait de Damas un meilleur accès humanitaire.

Selon l'ONU, plus de 100.000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011 et trois millions de Syriens ont cherché refuge à l'étranger.

Le Conseil de sécurité se montre profondément divisé sur le conflit. La Russie et la Chine ont par trois fois opposé leur veto à des résolutions occidentales qui accentuaient la pression sur Bachar al-Assad.

Les 15 pays avaient néanmoins réussi à se mettre d'accord et adopter une résolution en septembre qui encadre la destruction de l'arsenal chimique du régime syrien.

Les déclarations, à l'image de celle proposée par les Etats-Unis, ne sont pas contraignantes.

Dans la journée, l'assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution sur la Syrie, contre laquelle 13 pays, dont la Russie, ont voté. Le texte, qui n'est pas contaignant, condamne les violations des droits de l'homme commises par le régime syrien.

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