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18/12/2013 02:28 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Réforme des régimes de retraite : le maire Labeaume maintient la pression

Le maire Régis Labeaume estime que l'intervention de la Commission des relations de travail (CRT) dans le processus de restructuration des régimes de retraite serait un « déni » des derniers résultats des élections municipales à Québec.

Au lendemain d'une confrontation avec la ministre Maltais sur le même dossier, Régis Labeaume est revenu à la charge mercredi pour tenter de nouveau de faire bouger le gouvernement sur cet aspect bien précis du plan d'action présenté la semaine dernière.

Pour le maire, il n'y a qu'une façon de faire : il faut que ce soit les élus qui tranchent sur le partage du coût des déficits passés des caisses de retraite si patrons et employés n'arrivent pas à s'entendre.

Il invoque maintenant les résultats de la dernière élection à Québec pour justifier son point de vue.

« Les gens à 74 % ont dit oui pour le partage 50-50 sur les déficits du passé. Alors non seulement le projet ne donne rien à la Ville de Québec, mais il n'y a rien qui nous dit là-dedans qu'on va être capable de respecter l'engagement, le mandat qu'on a de la population. C'est ça notre problème à Québec. Le projet ne nous donne rien. On a tout fait ça déjà », soutient Régis Labeaume.

Ce que la Ville a déjà fait, c'est le partage pratiquement en parts égales des déficits présents et futurs, comme le suggère le plan d'action du gouvernement. Le maire est persuadé que les juges de la CRT n'accorderont pas un règlement 50-50 sur les déficits passés, ce qu'il réclame.

Il craint également que les négociations piétinent avec les syndicats qui pourraient être tentés de s'en remettre à un tiers parti plutôt que de négocier avec lui.

« Quand ils mettent la CRT à la fin, nous autres, ça ralenti nos négociations parce qu'il y a des syndiqués qui vont se dire : "on va attendre pour voir comment ça va finir ". Si vous mettez les élus à la fin, je vous annonce qu'on va tous les signer avant la fin de l'échéance », plaide le maire.

Le maire a repris une citation de l'ancien maire de Québec Jean Pelletier pour illustrer le fait que les élus municipaux  n'auront pas le dernier mot. « Comme disait M. Pelletier, on est tous des débiles légers en liberté surveillée. Ça veut dire, prenez tous les élus de l'Assemblée nationale, ils sont tous plus intelligents que moi. »

La ministre Maltais avait répété mardi qu'elle ne bougerait pas sur l'implication de la CRT dans le processus, que sa décision était définitive.

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