La charte de la laïcité dans le collimateur du PLQ (VIDÉO)

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Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a profité de son discours d'assermentation comme député d'Outremont pour se livrer à une charge à fond de train contre le projet de charte de la laïcité du gouvernement péquiste.

Tout en promettant un ton plus respectueux à l'Assemblée nationale, M. Couillard a dénoncé le projet du gouvernement qui constitue, selon lui, une attaque contre les droits et libertés des Québécois.

« Après les gens des Premières nations, nous sommes tous des gens venus d'ailleurs, a déclaré M. Couillard. Si la date d'arrivée varie, il n'y a qu'un seul niveau de citoyenneté. »

La charte proposée par le gouvernement est « un acte politique particulièrement cynique puisqu'il est posé dans le but de faire diversion, d'inventer une crise de toutes pièces afin de proposer une fausse solution pour un faux problème », a-t-il soutenu.

« La solution proposée par ce gouvernement est inapplicable, illégale et inconstitutionnelle », a poursuivi le chef de l'opposition.

M. Couillard estime que les Québécois vivent très bien leurs différences. Il a tout de même répéter les éléments de la politique du PLQ en matière de neutralité de l'État - pas de visage voilé dans les services publics, l'encadrement des accommodements religieux et la neutralité religieuse des institutions de l'État - qui font consensus, selon lui.

Le chef de l'opposition soutient que la charte du gouvernement manque sa cible - l'intégrisme religieux - qu'il promet de combattre.

Le PLQ seule alternative, soutient le chef libéral

M. Couillard a également attaqué le bilan économique du gouvernement. « Il faut combattre la pauvreté, pas notre enrichissement », a déclaré M. Couillard. Il a notamment cité une étude qui soutient que les Québécois ont un revenu disponible inférieur aux autres Canadiens pour appuyer sa charge économique contre le gouvernement.

M. Couillard a lié les enjeux de l'identité et de l'économie. « Sans prospérité et des finances publiques saines, nous abandonnons notre liberté », a-t-il déclaré en ajoutant que « notre identité se définit par la langue et la culture, mais elle s'accomplit par une économie forte qui nous permet individuellement de prospérer tout en réalisant nos ambitions collectives. »

Invoquant l'héritage du PLQ, le chef de l'opposition a réitéré la profession de foi fédéraliste du PLQ en soulignant que les Québécois n'avaient pas à choisir entre le Québec et le Canada et que le drapeau du Québec n'était pas l'apanage d'un seul parti.

M. Couillard a également mentionné les enjeux de la prévention de la maltraitance envers les aînés, les régimes de retraite, la forêt et la promotion des vins québécois.

Un député de passage

Le passage de M. Couillard dans la circonscription d'Outremont devrait toutefois être bref, puisqu'il a déjà promis de se présenter dans Roberval aux prochaines élections générales qui, gouvernement minoritaire oblige, devraient être déclenchées au courant de l'année 2014.

Élu chef du PLQ en mars 2013, Philippe Couillard occupera le siège de chef de l'opposition officielle. Cette fonction était occupée par le député de Saint-Laurent, Jean-Marc Fournier, depuis les élections générales du 4 septembre 2012.

M.Couillard a prêté serment en compagnie du nouveau député libéral de Viau, David Heurtel.

Les deux hommes ont été élus le 9 décembre à l'issue d'élections partielles visant à remplacer Raymond Bachand et Emmanuel Dubourg. Il s'agit d'un retour attendu pour Philippe Couillard, qui a déjà siégé comme député de Mont-Royal et de Jean-Talon dans le gouvernement de Jean Charest.

Pour David Heurtel, cependant, il s'agira d'une première expérience comme député, lui qui présidait jusqu'à tout récemment la Régie des installations olympiques.

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