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18/12/2013 01:28 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Ossétie/Abkhazie: la Géorgie veut une présence internationale renforcée

La Géorgie a demandé mercredi à Genève un renforcement de la présence d'observateurs internationaux le long de la ligne de cessez-le-feu du conflit éclair russo-géorgien du mois d'août 2008.

"Les participants géorgiens ont une fois de plus souligné la nécessité de relancer les discussions en relation avec la création de dispositifs internationaux de sécurité", a déclaré le principal négociateur géorgien, David Zalkaliani, dénonçant de nombreuses violations du cessez-le-feu par la Russie et ses alliés en Ossétie du Sud et en Abkhazie, territoires séparatistes géorgiens.

Il a estimé, à l'issue de deux jours de pourparlers à Genève, que ce serait "la meilleure garantie" pour la sécurité de la Géorgie, alors que Moscou refuse de renoncer à l'usage unilatéral de la force comme l'a fait Tbilissi.

La délégation géorgienne compte présenter une demande détaillée lors du 27e cycle de discussions, prévu les 25 et 26 mars prochains.

M. Zalkaliani, qui est vice-ministre des Affaires étrangères, a aussi dénoncé la construction (par les Russes) de barrières limitant les déplacements des habitants, des enlèvements, des meurtres et la violation de l'espace aérien géorgien.

Les représentants de l'ONU, de l'UE et de l'OSCE ont relevé pour leur part que la situation sur le terrain restait "relativement calme et stable" mais ont dénoncé aussi le "déploiement continu de barrières". Quant à la délégation russe, elle a annulé la conférence de presse qui était prévue.

Après l'offensive géorgienne, lancée en Ossétie du Sud dans la nuit du 7 au 8 août 2008, la Russie a riposté en engageant une opération militaire d'envergure et en envahissant une partie de la Géorgie. A l'issue de cette guerre de cinq jours, Moscou a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, un autre territoire séparatiste géorgien, et y a installé des bases militaires.

En octobre 2008, les parties ont entamé des négociations, appelées "Discussions de Genève", menées sous l'égide de l'Union européenne, de l'ONU et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), visant à empêcher un nouveau conflit et à régler des questions pratiques pour que les populations vivent en paix sur le terrain.

Cinq ans après le conflit, plus de 200 observateurs de l'UE patrouillent le long des frontières administratives de la Géorgie avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

apo/jwf/via

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