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18/12/2013 12:21 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Mine Jeffrey: les négociations avec Québec piétiennent

PC

Le gouvernement Marois doit toujours gérer les impacts de sa décision d'avoir tiré un trait sur l'amiante en annulant une garantie de prêt de 50 millions de dollars à Mine Jeffrey, à Asbestos, en Estrie.

Les actionnaires demandent un dédommagement d'environ 40 millions de dollars, selon ce qu'a laissé entendre la ministre de la Politique industrielle Elaine Zakaïb, mardi. « Ce sont des demandes qui sont, d'après nous, exagérées », a-t-elle estimé, constatant que les négociations entre les deux parties demeuraient très difficiles.

Une poursuite pourrait-elle être déposée par les actionnaires? La ministre refuse pour l'instant de discuter de cette éventualité. Elle rappelle que son gouvernement a déjà fait une croix sur 8 millions de dollars avancés par le gouvernement précédent.

Or, les travailleurs qui ont perdu leur gagne-pain exigent aussi des compensations. Ils ont fait des demandes, mais celles-ci n'avancent pas au goût du Syndicat national de l'amiante, selon qui le gouvernement fait preuve de peu d'ouverture dans ce dossier.

Le syndicat, affilié à la CSD, réclame un programme d'indemnisation fédéral-provincial équivalent à cinq ans d'assurance-emploi pour 235 travailleurs âgé de plus de 58  ans, ce qui pourrait représenter 16 millions de dollars.

Le président du syndicat, Marcel Bachand, espère toujours une rencontre avec la ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, et souhaite jouir d'une écoute aussi attentive que celle accordée aux actionnaires de Mine Jeffrey.

« Ce qu'on trouve plate, c'est que le gouvernement va compenser Mine Jeffrey, mais qu'ils vont oublier ceux qui ont travaillé là une bonne partie de leur vie », déplore-t-il.

D'après un reportage d'Annie Corriveau