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18/12/2013 09:28 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Message de Noël: la colonisation "contrarie" les efforts de paix (patriarche latin de Jérusalem)

La colonisation israélienne est un obstacle aux efforts de paix au Moyen-Orient, a déploré mercredi le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, dans son traditionnel message de Noël.

"Les pourparlers israélo-palestiniens ont repris fin juillet, après trois années d'interruption. Mais les bons efforts sont contrariés par la colonisation israélienne. Tant que ce problème ne sera pas résolu, les peuples de notre région souffriront", a estimé Mgr Twal, 73 ans, plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte.

"Même si l'attention mondiale n'est plus sur la Terre Sainte, mais s'est déplacée vers le drame de la Syrie, il faut affirmer que le conflit israélo-palestinien reste capital dans la région et constitue un obstacle majeur à la stabilité du Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

A propos du conflit en Syrie, le prélat a appelé à "instaurer "immédiatement un cessez-le-feu et empêcher toute entrée d'armes".

"Comme le problème syrien ne pourra pas être résolu par la force des armes, nous appelons les chefs politiques de notre région et de l'Occident à prendre leurs responsabilités pour trouver une solution politique acceptable, qui mette fin à la violence absurde et respecte la dignité des personnes", a-t-il dit, en s'inquiétant de l'instabilité dans la région qui "touche tout le monde, y compris nos fidèles qui sont tentés par l'émigration".

Evoquant la visite de François en Terre sainte en 2014, prévue en mai mais non encore annoncée officiellement, Mgr Twal a souligné que le pape argentin "a dans le coeur la Terre Sainte et le Moyen-Orient".

François a déjà été invité à se rendre sur les lieux saints du christianisme par le président israélien Shimon Peres et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.

Israël et le Saint-Siège sont engagés dans de laborieuses négociations sur les contentieux juridico-financiers relatifs aux biens de l'Église, notamment l'exemption de taxes, qui seraient en passe d'aboutir.

Mais cet accord bilatéral soulève des réserves côté catholique.

"Aujourd'hui Israël veut introduire des changements. L'important est de ne pas toucher à Jérusalem-Est, dont la question est encore sur la table de discussion. Nous ne voulons en aucune sorte que ces accords aient un sens politique qui change le statut de Jérusalem-Est, occupée en 1967", a rappelé Mgr Twal.

Enfin, le patriarche latin de Jérusalem, qui présidera la messe de minuit mardi à Bethléem (Cisjordanie), a dénoncé "toute forme de fondamentalisme religieux", regrettant "une augmentation des actes de vandalisme par des extrémistes sur une vingtaine de Lieux Saints ou lieux de cultes" dans le diocèse de Jérusalem en 2013.

agr/feb

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