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18/12/2013 02:38 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Merkel : "Nous pouvons amorcer maintenant une nouvelle étape" dans la relation franco-allemande

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé mercredi que Paris et Berlin pouvaient "amorcer maintenant une nouvelle étape" dans leur relation, alors qu'elle était reçue dans la capitale française par le président François Hollande.

"Nous pouvons amorcer maintenant une nouvelle étape" dans la relation franco-allemande, a affirmé la chancelière, officiellement reconduite mardi pour un troisième mandat, dans une brève déclaration aux côtés du président français.

La chancelière a souligné que Paris et Berlin avaient "déjà travaillé ensemble très intensivement ces derniers mois".

Un conseil des ministres franco-allemand aura lieu le 19 février afin d'"approfondir" la relation entre les deux pays, a-t-elle précisé.

Pour Angela Merkel, l'enjeu est de "montrer qu'ensemble nous pouvons obtenir plus pour les hommes et les femmes de nos pays que si on le faisait séparément".

"Nous voulons faire avancer l'Europe et en faire le continent le plus fort dans le monde", a-t-elle encore souligné à la veille d'un sommet européen consacré à l'Union bancaire, censée parer le risque d'une nouvelle crise de la zone euro, et à l'Europe de la défense.

De son côté, François Hollande a jugé que la France et l'Allemagne partageaient désormais un "horizon commun qui doit devenir un agenda commun".

"L'Europe a besoin de la relation entre la France et l'Allemagne, une relation confiante, une relation forte, une relation ouverte", a ajouté François Hollande, avant une demi-heure de tête-à-tête suivi d'un dîner de travail.

Les deux pays ont "une responsabilité particulière pour le destin de l'Europe", a-t-il poursuivi, affirmant qu'Angela Merkel avait été "tout à fait déterminante pour que nous puissions trouver le compromis, le seul qui vaille, celui qui permet d'assurer la fiabilité, la sécurité sans peser sur les contribuables ou les épargnants de nos pays" en cas de défaillances bancaires.

Evoquant l'Europe de la Défense, le président français a parlé d'"une volonté commune" et d'"une organisation qui doit être précisée" avec une industrie européenne "qui doit être davantage mobilisée".

Rappelant qu'il s'était rendu le jour même de sa prise de fonctions à Berlin, le 15 mai 2012, voyage marqué par un incident rarissime quand la foudre s'était abattue sur son avion, François Hollande a plaisanté : "Je constate simplement qu'elle (Mme Merkel) n'a pas eu d'incident d'avion et qu'elle est arrivée parfaitement à l'heure".

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