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18/12/2013 07:49 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Les militants de Greenpeace et les Pussy Riot devraient bénéficier de l'amnistie

Le parlement russe a adopté mercredi une loi d'amnistie qui, selon les avocats des prévenus, permettra de remettre en liberté les deux membres emprisonnés du groupe Pussy Riot et permettra aussi aux 30 militants de Greenpeace arrêtés en septembre d'éviter un procès.

L'amnistie, qui pourrait entrer en vigueur cette semaine, va d'après ces avocats déboucher sur la libération anticipée de Nadejda Tolokonnikova et de Maria Aliokhina, qui purgent actuellement des peines de deux ans de camp pour avoir manifesté contre Vladimir Poutine dans la cathédrale moscovite du Christ Sauveur. Ekaterina Samoutsevitch, troisième membre du groupe, a été libérée quant à elle en octobre 2012.

Le président russe avait proposé au parlement d'entériner une loi d'amnistie à l'occasion du 20e anniversaire de l'adoption de la Constitution russe postsoviétique.

Selon l'organisation écologiste Greenpeace, un amendement incorporé en dernière minute dans le texte de loi va sans doute permettre l'arrêt des procédures judiciaires en cours contre ses 30 militants arrêtés en septembre lors d'une opération de protestation contre les forages pétroliers dans l'Arctique.

Pareil arrêt des procédures permettra aux 26 étrangers du groupe de rentrer dans leur pays, ajoute Greenpeace.

L'arrestation des 30 hommes et femmes avait suscité de vives critiques en Occident et avait été interprétée comme un signe donné par le président Poutine de sa volonté de poursuivre l'exploitation pétrolière de l'océan glacial Arctique.

Les « 30 de l'Arctique » avaient été appréhendés le 18 septembre alors qu'ils menaient une opération à bord du brise-glace Arctic Sunrise contre la plate-forme Prirazlomnaïa exploitée par la société publique Gazprom. L'ONG entendait attirer l'attention sur les dangers d'une exploitation pétrolière de l'océan Arctique, à l'écosystème fragile.

Ils avaient été emprisonnés dans des conditions difficiles pendant deux mois. Ils ont été libérés sous caution, mais n'ont pas pu quitter la Russie. Ils encourent sept ans de prison en cas de condamnation pour vandalisme.

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