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18/12/2013 01:29 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

La Turquie continue à emprisonner des journalistes, dit le CPJ

NEW YORK, États-Unis - La Turquie demeure le pays qui jette le plus de journalistes en prison, suivie de près par l'Iran et la Chine, démontre un rapport annuel rendu public mercredi par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

L'organisme new-yorkais indique que 211 journalistes étaient derrière les barreaux le 1er décembre. Le document souligne toutefois que ce chiffre n'englobe pas les reporters qui ont été emprisonnés puis relâchés pendant l'année.

Le CPJ précise qu'il s'agit du deuxième plus haut niveau jamais compilé, après les 232 journalistes qui se trouvaient en prison en 2012.

Les autres pays qui complètent les 10 premières places sont l'Érythrée, le Viet Nâm, la Syrie, l'Azerbaïdjan, l'Éthiopie, l'Égypte et l'Ouzbékistan.

La Turquie arrive en première place pour une deuxième année consécutive. Le pays s'est doté de lois antiterrorisme qui, selon ses détracteurs, permettent au gouvernement de jeter en prison tous ceux qui s'opposent à lui, en les qualifiant de terroristes.

Pour sa part, l'organisme Reporters sans Frontières rapporte que moins de journalistes ont été tués cette année, mais qu'ils ont été plus nombreux à être kidnappés.

Le groupe a indiqué mercredi que 71 journalistes ont été tués cette année dans l'exercice de leurs fonctions, comparativement à 88 l'an dernier. L'année 2012 avait toutefois été exceptionnellement mortelle et le chiffre de cette année demeure supérieur à celui des années récentes.

La guerre civile a nettement contribué à la hausse du bilan depuis deux ans. Dix journalistes y ont été tués cette année.

Le conflit syrien a aussi alimenté une augmentation dramatique du nombre d'enlèvements, qui a plus que doublé à 87 cette année, dont 49 en Syrie.

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