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18/12/2013 12:52 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Des jihadistes décapitent trois alaouites près de Damas (ONG)

Des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant, affilié à Al-Qaïda, ont décapité près de Damas trois hommes membres de la communauté alaouite dont est issu le président Bachar al-Assad, selon une ONG et des sites jihadistes.

"L'EIIL a revendiqué le meurtre de trois hommes dans la ville d'Adra et publié la photo des trois hommes la tête tranchée", a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Plusieurs sites internet jihadistes ont diffusé les photos des trois hommes décapités. Les têtes ont été tranchées et placées près des corps allongés sur le ventre, sur des brancards. Des traces de sang apparaissent sur les vêtements des trois hommes, dont l'un a les mains liées derrière le dos.

"Exécution et décapitation des Nossayris", "Etat islamique en Irak et au Levant, Adra, province de Damas" lit-on sur une photo.

Les "Nossayris" est le terme utilisé par les extrémistes sunnites pour désigner les alaouites, franche dissidente du chiisme, une des branches de l'islam.

Le clan Assad appartient à cette communauté minoritaire en Syrie, où la population ainsi que les rebelles sont en majorité sunnites.

Des membres de l'EIIL, du Front Al-Nosra (jihadiste), et des bataillons islamistes avaient attaqué le 11 décembre Adra, ville multiconfessionnelle au nord-est de Damas et contrôlée par le régime.

Au moins 32 personnes, "en majorité des alaouites" ainsi que des dizaines de combattants pro-régime et trois officiers ont péri dans cette attaque, selon l'OSDH.

Depuis vendredi, l'armée, appuyée par une milice pro-régime et le Hezbollah chiite libanais, a lancé une large offensive pour chasser les rebelles d'Adra, qui se situe sur une des routes principales menant à Damas. Quelques dizaines de combattants ont péri dans ces affrontements, selon l'OSDH.

"Les combats se poursuivaient mercredi avec une légère avancée du régime", a indiqué l'OSDH.

Le régime ne semble pas vouloir bombarder "la zone aveuglément car les habitants de cette ville sont acquis à sa cause", a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Cette ville est stratégique pour les rebelles car "elle est la clé pour lever le siège imposé par le régime sur la Ghouta orientale et la ville de Douma", deux bastions rebelles dans les environs de la capitale que le régime tente depuis des mois de reprendre.

kam/ram/feb

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