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18/12/2013 03:53 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Cinq chefs de la police démis après les raids anti-corruption (médias)

Cinq chefs de la police turque ont été démis de leurs fonctions au lendemain d'une série de raids et d'arrestations anti-corruption visant des proches du gouvernement, selon un journal turc.

Certains de ces chefs étaient ceux qui avaient ordonné les raids à plusieurs adresses d'Istanbul, précise le journal Hurriyet.

La police a arrêté mardi à Istanbul et Ankara 49 personnes, dont des fils de ministres et des hommes d'affaires connus, soupçonnées notamment de corruption active, blanchiment d'argent et fraude dans des appels d'offres publics pour la construction de logements sociaux.

Parmi les personnes interpellées figurent les fils des ministres de l'Intérieur, de l'Economie et de l'Urbanisme, tous membres influents du parti islamo-conservateur de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002.

Le PDG de la grande banque publique Halkbankasi, Süleyman Aslan, et des hommes d'affaires connus dans le secteur de la construction immobilière ont aussi été arrêtés, ainsi qu'un maire AKP d'un district d'Istanbul

Selon les observateurs politiques, cette rafle dans des milieux proches du gouvernement a pour toile de fond une lutte de pouvoir entre le parti gouvernemental du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et une puissante confrérie musulmane, autrefois alliés.

La justice et la police sont réputées être contrôlées par la confrérie de l'imam Fethullah Gülen, chef spirituel du mouvement Hizmet qui vit aux Etats-Unis depuis 1999.

Celui-ci est en guerre contre l'AKP depuis la décision en novembre de fermer les nombreux établissements de soutien scolaire, importante source de revenus de la confrérie et devenus une véritable institution parallèle en Turquie.

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