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18/12/2013 09:23 EST | Actualisé 17/02/2014 05:12 EST

Accusations de terrorisme contre le président déchu Mohamed Morsi

Déjà accusé d'incitation au meurtre et à la torture, le président égyptien déchu Mohamed Morsi sera également jugé pour conspiration avec des organisations étrangères en vue de commettre des « actes terroristes » et de divulgation de secrets d'État à « une puissance étrangère ».

C'est ce qu'a annoncé le procureur général du pays mercredi dans un communiqué, en précisant que 34 autres islamistes devront répondre des mêmes accusations.

Selon le procureur, les Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi, ont commis des actes de violence et de terrorisme en Égypte et préparaient un « projet terroriste » prévoyant une alliance avec le Hamas palestinien et le Hezbollah chiite libanais.

Selon l'agence officielle Mena, des accusations de « financement du terrorisme » et d'« atteinte à l'intégrité territoriale » seront également portées contre les accusés, au nombre desquels figure notamment le Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie.

Mohamed Morsi, qui avait été élu en juin 2012, a été déposé par un coup d'État de l'armée le 3 juillet dernier, après de grandes manifestations d'opposants dans les rues du Caire et d'autres villes.

Il doit déjà répondre à des accusations d'incitation au meurtre et à la torture envers des manifestants qui s'étaient réunis devant le palais présidentiel en décembre 2012 pour protester contre un décret étendant ses pouvoirs. Des dizaines de personnes y avaient trouvé la mort.

Ce procès s'est ouvert en novembre dans une atmosphère survoltée. M. Morsi avait lancé « À bas le régime militaire » devant le tribunal, et s'était présenté comme le seul chef d'État « légitime » du pays. Devant ces esclandres, le tribunal a ajourné ce procès jusqu'au 8 janvier.

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