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17/12/2013 12:06 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Paix en Colombie: le président Santos ne s'attaque pas au trafic de drogue (Farc)

La politique anti-drogue du président colombien Juan Manuel Santos ne s'attaque pas au business du trafic de drogue, a affirmé mardi la guérilla colombienne des Farc à la reprises des négociations de paix qui se déroulent depuis un an à La Havane.

"Les initiatives annoncées et mises en place par le gouvernement ne visent que l'éradication (des plantations de coca) et la consolidation de la présence militaire dans les zones concernées", mais "ne disent rien du business du narco-trafic", a affirmé un communiqué des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), lu à la presse par un des délégués au négociations avec le gouvernement.

"Pour le gouvernement, le sujet s'est limité à désherber, empoisonner et boucler des zones où règnent la pauvreté et l'abandon", a ajouté le délégué, Marco Antonio Calarca.

Le trafic de drogue est le troisième thème discuté à La Havane par le gouvernement et la guérilla, qui ont conclu des accords partiels sur les deux premiers sujets de leur ordre du jour, le développement rural et la participation des Farc à la vie politique après la conclusion d'un accord de paix général.

Les Farc ont par ailleurs démenti avoir rompu un cessez-le-feu de trente jours qu'elles ont annoncé de manière unilatérale pour les fêtes de fin d'année.

"On refuse de voir l'aspect positif de cette mesure, on refuse de voir l'importance qu'elle a pour générer un contexte de paix, mais on cherche des faits qui ne sont même pas confirmés, des faits qui ressemblent à des provocations, pour attaquer cette mesure", a assuré Marco Antonio Calarca.

Comme à son habitude, la délégation du gouvernement n'a pas fait de déclaration à la presse à son arrivée au Palais des Conventions de La Havane, où se tiennent les pourparlers.

Ce 18e cycle de négociations ouvert mardi doit s'achever vendredi avant une pause pour les fêtes.

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