POLITIQUE
17/12/2013 12:41 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Un premier budget et de nombreux projets pour le nouveau maire de Mascouche

Radio-Canada

Le nouveau maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, a présenté lundi soir son premier budget depuis qu'il a été élu à la tête de cette ville, en devant expliquer pourquoi la hausse moyenne du compte de taxes était plus élevée que ce qu'il avait promis en campagne électorale.

Un texte de Vincent Champagne

Le parti qu'il dirige, Vision démocratique de Mascouche, s'était en effet engagé à ne pas hausser les taxes au-delà de l'augmentation du coût de la vie. Or, les chiffres dévoilés lundi soir révèlent une hausse moyenne de 2,48 %.

Selon le maire, la hausse réelle des taxes est de 0,75 %, ce qui serait en deçà du taux d'inflation. Toutefois, le pourcentage de taxe bondit lorsqu'on ajoute l'importante contribution de la Ville au transport en commun de la MRC des Moulins, en augmentation de plus d'un million de dollars par rapport à l'année dernière.

« Tout ce que je peux contrôler comme ville, c'est 0,75 %. Tout le reste, c'est le transport, qui est fait par la MRC », affirme M. Tremblay, selon qui « il ne faut pas avoir peur d'avoir une vision de développement durable ».

La Ville a par ailleurs dû absorber, comme l'ensemble des municipalités du Québec, la modification de l'Entente de partenariat Québec-municipalités effectuée par le ministère des Affaires municipales cet automne. Pour Mascouche, il s'agit d'un manque à gagner de plus de 750 000 $.

Le budget total de la Ville s'élève à près de 70 millions de dollars, en légère hausse de 2,17 % par rapport à 2013. À noter que tous les élus ont gelé leur salaire pour les quatre prochaines années, ce qui a été bien accueilli par les citoyens qui assistaient à la séance extraordinaire du conseil.

Des projets pour les 12 prochaines années

En plus de déposer le plan triennal d'immobilisations comme l'oblige la Loi, le maire Tremblay a mis en branle l'une de ses promesses électorales en présentant une planification à long terme pour la ville.

« Je veux vraiment savoir où on s'en va pour les douze prochaines années. Je voulais faire les choses différemment. Surtout avec tout ce que Mascouche a vécu dans le passé, c'était important d'avoir une vision à long terme. » — Guillaume Tremblay, maire de Mascouche

Les grands chantiers qu'il entend mettre de l'avant vont se déployer sur une période de douze ans, soit l'équivalent de trois mandats de quatre ans. Il est ainsi prévu, entre autres, de construire un nouveau poste de police, d'acquérir un manoir seigneurial, d'implanter une piscine municipale et un complexe sportif.

Cette façon de faire ne fait pas l'unanimité. Pour Luc Thériault, candidat défait à la mairie lors de l'élection récente, « c'est du charabia, c'est n'importe quoi ». « Quand tu ne peux pas faire ce que tu avais dit que tu ferais, tu essaies de faire du brouillard sur douze ans », dit-il.

Selon Claude Henri, candidat défait à un poste de conseiller municipal, M. Tremblay « se voit là pour douze ans, mais ce n'est pas sûr qu'il va rester là douze ans ».

Questionné à savoir si ces engagements lieraient un éventuel futur maire, M. Tremblay s'est fait rassurant : « un conseil de ville peut changer d'orientations quand il veut. C'est aux élus de décider. »

Guillaume Tremblay et tous les membres de son équipe se sont engagés à ne pas accomplir plus de trois mandats dans leurs fonctions.