NOUVELLES
17/12/2013 05:35 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

L'OIAC approuve la plan sur la Syrie malgré des retards probables (diplomate)

L'Organisation chargée de superviser l'élimination des armes chimiques syriennes a approuvé mardi soir les détails finaux du plan préparé en vue de leur destruction, malgré des retards de plus en plus probables, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Selon la feuille de route de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), cet arsenal syrien doit être détruit pour le 30 juin, mais le processus devant conduire à son éradication a déjà été ralenti, notamment en raison des problèmes de sécurité rencontrés en Syrie, ravagée par la guerre.

Un porte-parole de l'OIAC a refusé de faire des commentaires sur la réunion du Conseil exécutif de cette instance internationale, mais un diplomate, présent à la rencontre, a indiqué que le plan international de destruction des armes chimiques syriennes, le premier du genre, avait été adopté.

"Il y a un certain réalisme quant aux défis qui existent", a toutefois dit ce diplomate à l'AFP.

Les détails de ce plan, déjà connu dans ses grandes lignes car plusieurs pays ont rendu publiques leurs propositions d'aide, devraient être communiqués officiellement mercredi dans la matinée.

Le directeur de l'OIAC avait admis la semaine dernière qu'il pourrait y avoir de "légers retards" dans la mise en oeuvre de ce plan, notamment à cause des conditions météorologiques ou de sécurité.

Les États-Unis ont ainsi accepté de se charger d'une partie de la destruction des armes chimiques syriennes, qui sera réalisée dans les eaux internationales sur un navire de la marine américaine, le MV Cape Ray.

Des navires danois et norvégien escorteront deux cargos, à bord desquels se trouveront les conteneurs d'agents chimiques, du port de Lattaquié vers un autre port d'où ils seront transportés vers le MV Cape Ray.

Damas a déclaré un total de 1.290 tonnes d'armes chimiques, de précurseurs ou d'ingrédients.

Le directeur de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, a assuré au cours d'une réunion le mois dernier que la route entre Homs et Damas était fermée, ce qui pose problème pour l'acheminement des agents chimiques à Lattaquié, ainsi que pour "les futures activités de vérification".

Les agents chimiques les plus dangereux devraient avoir quitté le territoire syrien le 31 décembre, la date-butoir, désormais rebaptisée "date-cible", établie par l'organisation.

Des sources proches du dossier ont déclaré à l'AFP que ces objectifs ne seraient probablement pas respectés.

L'Italie "a offert l'usage d'un port pour le transfert", mais les armes chimiques "ne toucheront pas le territoire italien", a affirmé la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino.

42 compagnies ont manifesté leur intérêt auprès de l'OIAC concernant les opérations de destruction des agents chimiques moins dangereux, dont six sociétés en France.

La résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations unies, en vertu de laquelle la Syrie doit détruire son arsenal chimique, avait été adoptée en septembre après des menaces de frappes américaines en réaction à une attaque chimique meurtrière près de Damas.

cjo/mbr/bds

PLUS:hp