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17/12/2013 10:23 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Lev Tahor : audience sur la garde de deux enfants en Ontario

Les autorités ontariennes de la protection de la jeunesse défendent en cour, mardi, à Chatham, près de Windsor, leur décision d'enlever à des parents de la secte Lev Tahor la garde de deux de leurs enfants.

Un avocat représentant le groupe juif ultra-orthodoxe indique que ces enfants de moins de cinq ans ont été retirés de leur foyer familial jeudi dernier pour être vraisemblablement confiés à des familles d'accueil en Ontario.

Selon Me Christopher Knowles, un résident de Chatham s'était plaint aux autorités que l'un des jeunes portait des marques au visage. Un employé de la Société d'aide à l'enfance de Chatham-Kent aurait ensuite déterminé qu'il s'agissait d'une blessure et aurait ordonné le transfert de la garde du jeune ainsi que de l'autre enfant de la famille.

Me Knowles soutient, toutefois, que les marques en question étaient de simples traces de crayon marqueur et que la police a écarté tout acte criminel.

Les autorités peuvent retirer des enfants à leur famille s'il y a un danger imminent pour eux. Mais une audience sur la garde doit avoir lieu devant un juge moins de cinq jours plus tard.

Me Knowles croit que la communauté Lev Tahor est « très suspicieuse » des actions de la Société d'aide à l'enfance. L'organisation refuse de commenter.

Les deux jeunes en question ne font pas partie du groupe de 14 enfants qui étaient visés par un jugement rendu récemment au Québec. 

De nombreuses familles de la communauté Lev Tahor ont quitté leur domicile de Sainte-Agathe-des-Monts, près de Montréal, en pleine nuit le mois dernier, pour se réfugier dans la région de Chatham, dans le sud-ouest de l'Ontario.

Allégations de mauvais traitements

Un tribunal québécois de la jeunesse avait ordonné en novembre dernier que 14 autres enfants de la secte soient placés en famille d'accueil au Québec.

La cause doit être de retour devant les tribunaux ontariens le 23 décembre.

Selon le directeur de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour les Laurentides, Denis Baraby, certaines maisons de la communauté au Québec étaient insalubres et des déchets jonchaient le sol. Les enfants, qui étaient scolarisés à la maison, n'étaient pas capables de faire des exercices de mathématiques de base et plusieurs ne parlaient ni anglais ni français, mais seulement le yiddish.

Le porte-parole de la communauté Nachman Helbrans a nié les allégations de négligence. Il a expliqué que le groupe voulait simplement offrir à ces enfants une éducation basée sur ses principes religieux et non selon la Loi sur l'instruction publique. Selon lui, le déménagement en Ontario était planifié depuis un certain temps.

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