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17/12/2013 11:59 EST | Actualisé 16/02/2014 05:12 EST

Journaliste «pédophile»: Dale maintient sa poursuite malgré les excuses de Ford

TORONTO - Le journaliste du Toronto Star Daniel Dale va de l'avant avec sa poursuite en diffamation contre Rob Ford, estimant que les excuses finalement prononcées mardi par le maire de Toronto sont très loin d'être satisfaisantes.

Dans une déclaration lue mardi matin au conseil municipal, M. Ford a soutenu qu'il n'avait pas voulu laisser entendre que Daniel Dale est un pédophile, durant une entrevue télévisée avec Conrad Black.

Dans un avis de poursuite en diffamation transmis la semaine dernière, M. Dale demandait au maire de lui présenter des excuses publiques et de retirer ce qu'il avait qualifié d'«insinuations trompeuses».

Dans une série de gazouillis mardi après-midi, le journaliste du Toronto Star affirme qu'il va malgré tout de l'avant avec sa poursuite, estimant que le maire ne s'était en fait pas rétracté en blâmant plutôt les médias de lui avoir «attribué» un mot qu'il n'a jamais prononcé.

M. Ford a d'abord affirmé aux journalistes la semaine dernière qu'il maintenait ses propos à la suite de l'entrevue du 9 décembre, mais mardi matin, il a déclaré qu'il n'avait pas voulu laisser croire quoi que ce soit au sujet de Daniel Dale personnellement. Il a ajouté qu'il s'excusait si ses propos avaient pu blesser ou causer du tort au journaliste.

Pendant son entrevue avec l'ancien magnat de la presse Conrad Black, le maire en difficulté a lancé que M. Dale était «dans sa cour arrière» en train de prendre «des photos de jeunes enfants». Il parlait de la plus grave intrusion dans sa vie privée lors de cet incident survenu en mai 2012.

«Daniel Dale est dans ma cour en train de prendre des photos. J'ai de jeunes enfants —il prend des photos de jeunes enfants», a déclaré le maire à M. Black, condamné aux États-Unis à la prison pour fraude dans la foulée d'un grand scandale financier. «Je ne veux pas dire le mot, mais cela nous pousse à réfléchir à ce qui intéresse cet homme», ajoutait-il.

M. Ford a déclaré mardi qu'il était «malheureux» qu'un mot qu'il n'a jamais prononcé lui ait été «attribué» par les médias.

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