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16/12/2013 01:56 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Washington ne négociera pas avec Edward Snowden

ASSOCIATED PRESS
In this image made from video released by WikiLeaks on Friday, Oct. 11, 2013, former National Security Agency systems analyst Edward Snowden speaks during a presentation ceremony for the Sam Adams Award in Moscow, Russia. Snowden was awarded the Sam Adams Award, according to videos released by the organization WikiLeaks. The award ceremony was attended by three previous recipients. (AP Photo)

La Maison Blanche a rejeté l'idée lundi d'une négociation avec Edward Snowden en échange des documents volés par l'ancien contractuel du renseignement, et a exigé son retour aux Etats-Unis où il est inculpé d'espionnage.

"Notre position n'a pas changé" sur le cas de M. Snowden, réfugié depuis l'été dernier en Russie, pays qui lui a accordé un asile temporaire, a expliqué le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.

Il était sollicité pour une réaction aux déclarations à la chaîne CBS d'un employé de l'agence de renseignement NSA. Ce dernier, Rick Ledgett, a affirmé dans des propos diffusés dimanche que "d'un point de vue personnel", il serait favorable à des négociations avec M. Snowden afin de récupérer les documents en question.

M. Carney a bien noté que M. Ledgett avait exprimé son "opinion personnelle". Il a rappelé que M. Snowden avait été "inculpé d'avoir divulgué des renseignements secrets, ce qui constitue un crime" fédéral présumé.

M. Snowden "doit rentrer aux Etats-Unis aussi vite que possible" pour répondre de ces accusations, et "il y bénéficiera des pleines protections" constitutionnelles, a ajouté M. Carney.

L'ancien contractuel, qui a provoqué des coups de tonnerre à répétition depuis l'été avec ses révélations sur l'étendue des programmes de surveillance de la NSA, en particulier visant des pays alliés des Etats-Unis et leurs dirigeants, aurait dérobé quelque 1,7 million de documents.

Quelque 58.000 d'entre eux ont à ce stade été confiés à la presse, selon le rédacteur en chef du quotidien britannique The Guardian.

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