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16/12/2013 11:49 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Les ventes résidentielles demeurent élevées au pays

Les ventes résidentielles réalisées au pays ont baissé de 0,1 % en novembre par rapport à octobre, même si elles demeurent de 5,9 % supérieures aux niveaux rapportés en novembre 2012, rapporte l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), qui publie ses données lundi.

Des augmentations des ventes réelles (non corrigées des variations saisonnières) d'une année à l'autre sont rapportées dans environ la moitié des marchés étudiés, notamment à Calgary, à Edmonton et dans les régions de Vancouver et de Toronto, selon l'ACI. L'association fait remarquer qu'à pareille date l'an dernier, plusieurs gros marchés connaissaient une baisse des ventes résidentielles.

Néanmoins, 11 des 26 villes dans l'analyse de l'ACI ont connu un recul de leurs ventes d'une année à l'autre, notamment au Québec et dans les Maritimes, fait remarquer l'analyste de la BMO, Douglas Porter. Québec, Trois-Rivières, Saguenay et Halifax ont connu les plus fortes baisses des ventes en un an.

Par ailleurs, le prix de vente résidentiel moyen au Canada a grimpé de 9,8 % en novembre par rapport à l'année précédente, pour atteindre 391 000 $. Cette augmentation des prix au Canada est portée par la forte poussée dans les secteurs de Toronto (11 %) et de Vancouver (13,6 %). Lorsqu'on exclut ces deux régions, la hausse des prix au pays d'une année à l'autre est de 4,3 %.

La hausse des prix de vente dépasse de beaucoup l'augmentation du revenu des ménages, fait remarquer la Banque TD, lundi.

Ces chiffres ont incité l'ACI à revoir à la hausse ses projections quant au nombre de ventes en 2013, qui devrait atteindre 458 200 unités.

En 2014, selon les prévisions à l'échelle nationale, les ventes devraient atteindre 475 000 logements (3,7 %).

Novembre par rapport à octobre

L'ACI observe que les ventes restent à peu près inchangées d'un mois à l'autre et que les ventes réalisées en novembre étaient de 3,4 % inférieures au sommet atteint en septembre.

L'association explique que les ventes vers la fin de l'été et le début de l'automne étaient probablement soutenues par les acheteurs détenant une hypothèque préapprouvée à des taux d'intérêt inférieurs aux taux actuels, qui ont fait leur entrée sur le marché avant que leur préapprobation vienne à échéance.

« Le resserrement des règlements hypothécaires, auquel s'ajoute la hausse récente du taux hypothécaire de cinq ans, a eu des répercussions différentes sur les marchés de l'habitation selon la région en question », explique la présidente de l'ACI, Laura Leyser, dans un communiqué.

L'ACI conclut que le marché de l'habitation canadien demeure en territoire équilibré.

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