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16/12/2013 04:43 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Les monarchies du Golfe pressées de se réformer

Des militants pour la démocratie ont pressé lundi les monarchies du Golfe d'entreprendre de vastes réformes politiques pour adopter des constitutions, instaurer des Parlements élus dotés de réels pouvoirs et autoriser les partis politiques.

"Les peuples du Golfe doivent être autorisés à élire leurs représentants d'une manière démocratique et par un scrutin direct pour former des Parlements ayant un pouvoir de contrôle et de législation", écrit le Forum du Golfe des organisations de la société civile dans un communiqué.

Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), qui détiennent 40% des réserves mondiales de pétrole, sont dirigées par des dynasties contrôlant les postes gouvernementaux clés et ayant le dernier mot en matière de politique intérieure comme extérieure.

Seuls le Koweït et Bahreïn ont des Parlements élus mais aux pouvoirs limités. Le Majlis al-Choura (conseil consultatif) d'Arabie saoudite est désigné par le roi tandis que les autres monarchies du CCG disposent d'assemblées partiellement élues.

Le Forum, qui regroupe des dizaines de militants libéraux, d'universitaires et de défenseurs des droits de l'Homme des six pays du CCG, appelle aussi à une légalisation des partis politiques, à la fin du monopole des familles régnantes sur les ministères de tutelle et à la promotion de la liberté d'expression.

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