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16/12/2013 04:59 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Le président centrafricain est ouvert au dialogue avec les milices chrétiennes

BANGUI, République centrafricaine - Le président musulman de la République centrafricaine affirme être ouvert à négocier avec les milices chrétiennes qui ont attaqué la capitale plus tôt ce mois-ci, déclenchant des confrontations qui ont fait 500 morts.

Selon Guy Simplice, porte-parole du gouvernement, une équipe représentant la milice a contacté les autorités pour dire qu'ils ne voulaient plus rester retranchés dans leurs camps et qu'ils n'avaient plus de nourriture.

Il a ajouté que le président Michel Djotodia était prêt à négocier avec les membres de la milice ainsi qu'à leur offrir l'amnistie et à leur donner la chance d'être représentés au sein du gouvernement d'unité nationale qu'il espère former.

M. Djotodia a dirigé les rebelles musulmans qui ont renversé le gouvernement chrétien en mars. Depuis, la situation est devenue chaotique en République centrafricaine.

Il n'était pas possible de savoir si ce dialogue allait mener à un cessez-le-feu, d'autant plus que les deux parties ne s'entendent sur aucun sujet. Au moins un chef de milice, dont le nom de guerre est Rambo, a affirmé que l'offre du président était vouée à l'échec.

Selon Rambo, les milices n'ont jamais joint le président pour lui dire qu'elles voulaient négocier.

«Nous ne pouvons pas collaborer avec quelqu'un qui s'est seulement entouré de membres de son propre groupe ethnique», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les affrontements semblaient s'être momentanément atténués, lundi, dans la ville de Bangui. Plusieurs banques ont rouvert et étaient submergées de clients voulant retirer de l'argent. Quelques marchés étaient également ouverts et des résidants se plaignaient du prix des aliments de base, comme le riz, le lait, la viande et le pétrole, qui avaient augmenté de façon importante.

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