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16/12/2013 06:20 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Le bouclier antimissile de l'Otan reste nécessaire malgré l'accord avec l'Iran (Hagel)

Le bouclier antimissile de l'Otan en Europe est nécessaire malgré les espoirs nés d'un accord préliminaire avec l'Iran sur son programme nucléaire, a assuré lundi le chef du Pentagone Chuck Hagel à son homologue russe Sergueï Choïgou.

Les deux hommes se sont entretenus par vidéoconférence, a fait savoir le Pentagone dans un communiqué. Lors d'une rencontre le 9 août à Washington au plus fort des tensions américano-russes dues à l'affaire Snowden et sur la Syrie, ils avaient décidé d'instituer le principe de discussions régulières par vidéoconférence pour "maintenir ouverts le dialogue et la coopération de défense".

Au cours de cette conversation, le secrétaire américain à la Défense a "jugé que le plan d'action du P5+1 n'élimine pas le besoin pour les Etats-Unis et ses alliés européens de continuer à mettre en oeuvre leurs projets de défense antimissiles en Europe", rapporte le Pentagone dans un communiqué.

M. Hagel "a insisté sur le fait que les projets antimissiles américains et de l'Otan ne font peser aucune menace contre la Russie", ajoute-t-il.

L'Otan prévoit de déployer en Pologne et en Roumanie des missiles antimissiles, officiellement pour faire face à l'Iran, soupçonné de développer des missiles balistiques et l'arme nucléaire, ce dont Téhéran se défend.

Fin novembre, un accord préliminaire a été signé entre Téhéran et le groupe des 5+1 --regroupant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne-- prévoyant un gel des activités nucléaires iraniennes le temps de négocier un accord définitif sur le programme nucléaire de Téhéran.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé que cet accord, s'il est conclu, rendra inutile le déploiement du bouclier antimissile de l'Otan, auquel Moscou s'oppose depuis des années.

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