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16/12/2013 08:47 EST | Actualisé 15/02/2014 05:12 EST

Des combats violents éclatent en République du Congo

BRAZZAVILLE, Congo - Le centre-ville de la capitale de la République du Congo, Brazzaville, était en état d'alerte lundi, après que les forces de l'ordre aient encerclé la résidence d'un haut-gradé qui a récemment été condamné en lien avec la mort de 200 personnes lors d'une explosion dans un dépôt d'armes.

L'officier en question a toutefois réussi à s'enfuir pour trouver refuge dans l'enceinte des Nations unies.

«Le colonel Marcel Tsourou s'est rendu aux forces des Nations unies à Brazzaville il y a 15 minutes», a indiqué lundi après-midi un responsable militaire sous le couvert de l'anonymat.

Un journaliste de l'Associated Press a vu des policiers ériger un périmètre de sécurité autour de la maison du colonel Tsourou, l'ancien secrétaire adjoint du puissant Conseil de sécurité nationale du pays. Il a été chassé de son poste après l'explosion de mars 2012, et les procureurs du gouvernement affirment qu'il a volontairement provoqué l'explosion pour ouvrir la voie à un coup d'État.

Plusieurs blindés étaient stationnés sur la rue où habite le colonel tandis qu'un hélicoptère militaire Mi-8 survolait les lieux. Les policiers ont demandé aux commerces et agences gouvernementales du secteur de fermer leurs portes. Il aurait aussi été conseillé aux résidants du quartier de retirer leurs enfants de l'école et de quitter pour un autre secteur de la capitale, alors que des tirs étaient entendus et que des véhicules des Nations unies se précipitaient vers les lieux.

Le colonel Tsourou a été condamné, en septembre, à cinq ans de travaux forcés.

L'incendie qu'il est accusé d'avoir allumé a complètement détruit le dépôt d'armes, provoquant de multiples explosions qui ont dévasté un périmètre de 2,6 kilomètres dans la ville. Plusieurs victimes étaient restées coincées dans les décombres de leurs résidences.

Le colonel Tsourou a toujours maintenu avoir été faussement accusé et sa peine de cinq ans avait immédiatement été suspendue, ce qui lui avait permis de rentrer chez lui. Sa garde personnelle pourrait avoir été impliquée dans une escarmouche avec les forces congolaises dimanche soir.

Il était jadis considéré comme un proche du président congolais Denis Sassou-Nguesso.

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