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15/12/2013 11:20 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

USA: l'aide aux rebelles syriens pourrait être rétablie très vite, selon Kerry

L'aide non-létale américaine à l'Armée syrienne libre (ASL), suspendue dans le nord de la Syrie cette semaine après la saisie de dépôts par le Front islamique, pourrait être rétablie "très rapidement", a indiqué le secrétaire d'Etat John Kerry dimanche.

La rivalité entre groupes rebelles a culminé cette semaine quand des combattants islamistes se sont emparés d'un passage clé à la frontière turque, ainsi que d'installations et de dépôts d'armes de l'ASL, la coalition rebelle chapeautée par l'opposition en exil appuyée par l'Occident.

Les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni, ont réagi en suspendant leur aide non-létale (radios, véhicules...) à l'ASL dans le nord du pays.

John Kerry a indiqué dimanche dans un entretien à la chaîne américaine ABC que cette aide pourrait être rétablie "très rapidement".

"Mais je pense que les gens veulent être prudents et s'assurer qu'on peut le faire de façon réfléchie. Personne ne veut se contenter de reconstruire un entrepôt qui sera à nouveau saisi", a-t-il dit.

Le secrétaire d'Etat a souligné que Washington se reposait sur la diplomatie pour tenter de faire avancer les choses dans ce conflit qui a fait plus de 126.000 morts depuis mars 2011, citant les préparatifs de la conférence de paix "Genève-2" le mois prochain et les démarches entreprises pour démanteler l'arsenal chimique de Bachar al-Assad.

"Personne ne veut s'impliquer dans la guerre en Syrie parce qu'elle est, vous savez, plongée dans un grand bazar d'affrontements religieux, avec toutes sortes d'implications", a-t-il expliqué.

"Il faut travailler avec les outils qui sont permis. Et c'est exactement ce que nous faisons, en utilisant les outils diplomatiques disponibles de façon à pouvoir avoir un impact", a-t-il dit.

John Kerry a reconnu que la lutte entre l'opposition syrienne et les groupes rebelles avait permis aux extrémistes de gagner en influence, et que certaines régions syriennes étaient désormais entièrement aux mains d'Al-Qaïda.

"Oui, c'est absolument vrai. Al-Qaïda n'a jamais eu autant d'influence là-bas, et cette menace augmente. C'est une menace à laquelle nous allons devoir nous confronter", a-t-il dit.

Mais il a souligné que l'opinion américaine était majoritairement hostile à une plus grande implication des Etats-Unis dans le conflit.

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