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15/12/2013 04:52 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Tunisie: la désignation du futur Premier ministre, un nouvel espoir selon la presse

La presse tunisienne estimait dimanche que le choix du futur chef du gouvernement, malgré les protestations des partis de l'opposition, suscitait soulagement et "espoir" pour le futur du pays, plongé depuis des mois dans une crise politique.

Le ministre sortant de l'Industrie Mehdi Jomâa a été désigné samedi soir pour former un gouvernement d'indépendants afin de sortir la Tunisie de la profonde crise politique déclenchée le 25 juillet après l'assassinat d'un député de l'opposition.

"Enfin la fumée blanche: Mehdi Jomâa -plébiscité- chef du gouvernement", titrait le quotidien francophone Le temps.

Pour le journal Adhamir le choix du futur Premier ministre est "un nouvel espoir" pour les Tunisiens. "Le choix de Mehdi Jomâa montre que notre grand peuple est capable de résoudre ses désaccords via le dialogue", note ce journal arabophone.

"Enfin le Mehdi attendu est venu", titre de son côté le journal Attounsia.

Le quotidien La Presse souligne que c'est "au terme d'un désespérant marathon émaillé du multiples coups de théâtres et de dérapages", que le dialogue national a abouti "dans la confusion, et avec le retrait ou l'abstention de plusieurs partis, à un choix".

"Quoi qu'il en soit, maintenant que le nom du futur chef du gouvernement est annoncé, et par-delà le caractère relatif du consensus, les Tunisiens devront encore une fois montrer au monde entier leur aptitude à identifier les voies révolutionnaires éminemment novatrices qu'ils ont su inspirer", estime ce quotidien.

Mehdi Jomaâ, relativement inconnu du grand public, est un ingénieur sans appartenance partisane déclarée, diplômé de l'École national d'ingénieurs de Tunis en 1988 et titulaire d'un diplôme supérieur de mécanique.

Sa désignation intervient à l'issue de deux mois de négociations chaotiques pour aboutir à un consensus sur une personnalité indépendante à même de former un gouvernement apolitique.

Faute de compromis samedi, la question a été soumise au vote des 21 partis représentés aux pourparlers. Une partie de l'opposition, en particulier le principal parti Nidaa Tounès, avait rejeté ce choix et boycotté le vote.

kl/cbo

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