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15/12/2013 04:13 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Premières images du «Lapin de jade» chinois sur la Lune

Radio-Canada

Le premier engin robotisé lunaire chinois s'est déployé sur le sol de l'astre sélène et a laissé de profondes traces dans le sol meuble, ont rapporté dimanche les médias d'État, plusieurs heures après que le pays eut réussi le premier alunissage en douceur d'une sonde spatiale en près de quatre décennies.

L'engin robotisé de 140 kilogrammes appelé « Lapin de jade », s'est détaché de l'atterrisseur, dimanche matin, près de sept heures après que la sonde automatisée Chang'e 3 s'eut posée sur une partie de la Lune relativement plate.

La télévision nationale chinoise a montré des images du robot prises avec la caméra de l'atterrisseur, où l'on peut voir le véhicule descendre des rails et toucher la surface, déclenchant des applaudissements dans le centre de contrôle, à Pékin.

Après cette première phase, le robot à six roues examinera la structure géologique lunaire et recherchera des ressources naturelles pendant trois mois, tandis que l'atterrisseur effectuera des explorations scientifiques aux alentours pendant un an.

Cette mission marque la nouvelle étape de l'ambitieux programme spatial visant à éventuellement mettre un astronaute chinois sur la Lune. Ce programme est une énorme source de fierté nationale, alors que l'Empire du milieu est le troisième pays à réussir un alunissage en douceur après les États-Unis et l'Union soviétique. La précédente tentative réussie remonte à 1976.

« C'est encore un important défi technologique que d'atterrir sur un autre monde », affirme Peter Bond, qui collabore à la publication Jane's Space Systems and Industry.

« Particulièrement à un endroit comme la Lune, qui n'a pas d'atmosphère, et où vous ne pouvez donc pas utiliser de parachutes ou d'autres systèmes similaires. Vous devez utiliser des moteurs pour la descente et vous assurer que vous descendez à la bonne vitesse et au bon angle, et vous ne vous retrouverez pas dans un cratère, perché sur un grand rocher. »

La mission a décollé du sud-ouest de la Chine, le 2 décembre, à bord d'une fusée Longue Marche-3B. L'engin est nommé à partir d'une déesse lunaire chinoise, et l'engin robotisé « Yutu », ou « Lapin de jade » en français, est l'animal de compagnie de cette déesse.

Le programme spatial chinois, soutenu par l'armée, a effectué d'importants programmes dans une période de temps relativement limitée, bien qu'il traîne toujours de la patte par rapport aux États-Unis et à la Russie en matière de technologie et d'expérience.

Pékin a envoyé son premier astronaute dans l'espace en 2003, devenant la troisième nation à agir de la sorte de façon indépendante. En 2006, le pays a envoyé sa première sonde vers la Lune. Une station spatiale doit être mise en orbite en 2020, et l'État communiste doit ensuite envoyer un astronaute vers la Lune.

« Ils prennent leur temps pour comprendre comment envoyer des humains dans l'espace, comment construire des stations spatiales... comment explorer le système solaire, particulièrement la Lune et Mars, mentionne M. Bond. Ils effectuent de bons progrès, et je crois qu'au cours des 10 à 20 prochaines années, ils rivaliseront certainement la Russie et les États-Unis dans ce domaine, voire peut-être les dépasser dans certains domaines. »

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