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15/12/2013 10:50 EST | Actualisé 14/02/2014 05:12 EST

Hollande "absolument pas" en danger lors de sa visite à l'aéroport de Bangui (Défense)

Le président François Hollande n'a "absolument pas" été en danger mardi lors de sa rencontre à Bangui avec le président centrafricain, qui était normalement accompagné de sa garde présidentielle, composée de membres de l'ex-rébellion Séléka, a indiqué dimanche le ministère de la Défense.

Interrogé par l'AFP sur des informations de presse selon lesquelles le président français aurait été en danger lors de sa rencontre avec le président de transition Michel Djotodia à l'aéroport M'Poko de Bangui le 10 décembre au soir, le ministère a répondu: "absolument pas".

Le président de transition est certes arrivé avec 10-15 hommes armés de l'ex-Séléka, mais "ces hommes sont les hommes de la garde personnelle du président Djotodia, qui a le droit d'en disposer", a-t-on expliqué dans l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

"Le groupement de sécurité du président n'a en rien été débordé; on était dans le cadre de consignes normales", a-t-on précisé au ministère, rappelant qu'environ 2.000 ex-Séléka sont cantonnés actuellement à Bangui.

Ces gardes, qui "assurent la sécurité directe de M. Djotodia, l'ont accompagné vers le salon où s'est déroulé l'entretien, dans la zone civile de l'aéroport M'Poko de Bangui, sans jamais faire peser de risque sur la sécurité du président de la République française", a souligné le ministère dans un communiqué.

En effet, "conformément aux consignes données par la force Sangaris et par les forces africaines de la FOMAC, respectant strictement le mandat confié par les Nations unies le 5 décembre dernier, M. Djotodia peut jouir d'une protection rapprochée et personnelle", a-t-il rappelé.

Le ministère a d'ailleurs souligné qu'une "procédure identique" avait été suivie lors de l'entretien de vendredi entre le chef d'Etat de transition et Jean-Yves Le Drian.

Interrogé dimanche matin dans une émission Europe1/itélé/Le Monde sur une éventuelle "menace" encourue par l'avion présidentiel à Bangui, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui était du voyage, avait lui-même répondu: "Je n'ai pas entendu parler de ça (...) . En général, je suis au courant".

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