DIVERTISSEMENT
15/12/2013 09:32 EST | Actualisé 15/12/2013 09:33 EST

«Décembre», de Québec Issime : la petite histoire d'un grand spectacle de Noël (VIDÉO)

C’est devenu au fil des ans une tradition incontournable, réconfortante comme un chocolat chaud un jour de tempête de neige. Depuis 11 ans, la troupe du spectacle musical Décembre, de Québec Issime, s’installe au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts pour réchauffer le cœur des petits et des grands avec sa mise en scène festive, ses décors majestueux, ses mille couleurs, ses airs qu’il fait bon fredonner et toute sa féérie. Intemporelle, la fresque a su séduire les cœurs à un point tel que plusieurs spectateurs qui y ont déjà assisté reviennent l’applaudir l’année suivante.

«C’est comme si le village sous le sapin de Noël prenait vie sur scène, en grandeur nature, expose Marc-André Fortin, interprète qui fait partie de l’aventure Décembre depuis six ans. Les concepteurs ont laissé aller leur imaginaire pour transposer les personnages et les bâtiments sur les planches. Et tous les hits de Noël sont là. On est chanceux de pouvoir retomber dans cette belle folie année après année.»

À chaque automne, c’est une véritable petite PME qui prend la route pour propager la magie et mettre le public dans l’ambiance des réjouissances. Au total, huit chanteurs, dix danseurs, quatre enfants (et quatre autres en seconde distribution, puisque le mandat est exigeant), quatre musiciens et une équipe technique de près d’une quarantaine de personnes mettent la main à la pâte pour donner corps aux douze tableaux, dont l’histoire s’étend du 21 décembre jusqu’à la veillée du Jour de l’An.

Les différents numéros commencent donc avec l’arrivée de l’hiver, et nous entraînent dans les préparatifs des Fêtes, dans les emplettes au magasin général, dans l’atelier du père Noël, où de joyeux lutins s’affairent à préparer les cadeaux sous l’œil bienveillant de la Fée des étoiles, dans la crèche, où le divin enfant voit le jour, à la messe de minuit, où le Minuit, Chrétiens fait verser une larme à plusieurs dans la salle et, enfin, au réveillon du Nouvel An, avec ses poignées de mains et ses bons vœux. Des clins d’œil aux enfants oubliés, aux chants de l’église et à la légende de la Chasse-galerie sont aussi insérés. Dans chaque segment, des chorégraphies et des chansons, toutes connues, font lever l’action. Aucun classique n’est oublié, de Petit papa Noël aux Anges dans nos campagnes, de 23 décembre à Marie-Noël, de Fa la la à Vive le vent, de Père Noël arrive ce soir à Sainte nuit.

«Pendant le Minuit, Chrétiens, j’ai l’occasion de voir la réaction des gens, et c’est toujours très émouvant, parce que c’est typique d’une certaine époque, souligne Marc-André Fortin. On en fait une version traditionnelle, comme dans le passé. Ça rappelle de beaux souvenirs, avec les chœurs et la chorale.»

«Version bébé»

Avant de devenir l’épopée qu’on connaît aujourd’hui, Décembre était un tout petit collage baptisé Québec Issime chante Noël, qui ne se déployait qu’au Théâtre Palace Arvida de Jonquière. Cette «version bébé», comme l’appelle Marc-André Fortin, a été présentée en 2001 et 2002. Rapidement, la direction de la Place des Arts s’est montrée intéresser à ajouter le spectacle à sa programmation, et a demandé aux créateurs de Québec Issime, Pierre Doré, Marie-Ève Riverin, Julie Villeneuve et Étienne Ratthé, de retravailler la production pour en faire une prestation d’envergure. En 2003, Décembre se transportait pour la première fois au Théâtre Maisonneuve et, depuis, le succès ne s’est jamais démenti. La majorité des membres de la troupe, dont Caroline Riverin, la conjointe de Marc-André, sont originaires du Saguenay et sont du projet depuis le début.

«Au début, c’était seulement la petite famille de Québec Issime, sur une minuscule scène, se souvient Marc-André. Maintenant, c’est multiplié par 10. La mère d’un des créateurs, Pierre Doré, faisait toujours de gros villages sous le sapin familial, et je crois que Décembre a été inspiré de cet univers.»

Les adultes de la bande ont aussi le privilège de voir grandir les bambins qui jouent avec eux, lesquels ont tous le cœur gros de devoir quitter le navire lorsqu’ils atteignent le début de l’adolescence et deviennent ainsi trop vieux pour tenir leur rôle. Depuis trois ans, Delphine, la fille aînée de Véronique Cloutier et Louis Morissette, incarne l’une des fillettes, et Sam-Éloi, le fils de Michaël Girard, l’un des garçonnets. Tom-Éliot, le garçon ainé du chanteur, s’est lui aussi jadis fait valoir dans Décembre, mais a joint cet automne le groupe des Stars chantent Noël. À une certaine époque, Ariane et Éléonore, les filles de la soprano Natalie Choquette, ont aussi fait résonner leur voix dans ce cadre enchanteur.

Un mini-album solo

En ce qui a trait à ses projets en solo, Marc-André Fortin vient de lancer un mini-album de cinq morceaux, intitulé M’aimeras-tu encore, qu’on peut se procurer sur son site internet. Quelques copies physiques sont aussi disponibles et peuvent être livrées par la poste. L’artiste consacrera le début de l’année 2014 à travailler à de nouvelles pièces et aspire à proposer un opus complet de 12 titres l’automne suivant.

Décembre tient l’affiche du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts du jeudi au dimanche après-midi, jusqu’au 29 décembre. La troupe de Québec Issime sera aussi de retour à Montréal, au Théâtre St-Denis, au début mars, pour présenter son autre production à succès, Cow-boys : De Willie à Dolly, qui retrace l’histoire du country québécois. Pour informations : www.quebecissime.net.

«Décembre», de Québec Issime