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15/12/2013 12:45 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

"Belle et Sébastien" au cinéma, en pleine Seconde Guerre mondiale

Près de 50 ans après le premier feuilleton télévisé culte de l'oeuvre de Cécile Aubry, le réalisateur français Nicolas Vanier ressuscite au grand écran "Belle et Sébastien", l'amitié indéfectible entre un enfant et un chien en pleine Seconde Guerre mondiale.

Ce film de l'aventurier du Grand Nord qui a notamment réalisé "Le Dernier Trappeur", "Loups" et "Le Grand Voyage", se déroule dans les Alpes françaises, dans un village paisible jusqu'à l'arrivée des Allemands.

Sébastien (Félix Bossuet) est un enfant solitaire. Il ne va pas à l'école mais passe son temps dans la nature à observer et protéger les marmottes et les chamois avec son grand-père César (Tchéky Karyo).

Les villageois sont aux abois, une bête sauvage rode. Elle est accusée d'égorger les moutons. Sébastien, enfant intrépide et débrouillard, va la rencontrer, l'apprivoiser: c'est un "montagne des Pyrénées" ou "patou" et il l'appelle Belle. Dès lors, les deux amis veillent l'un sur l'autre.

Ce film émouvant et parfois drôle raconte surtout l'odyssée de Sébastien, à la recherche de sa mère et qui passe son temps avec Belle. C'est aussi celle de César, à la recherche de son passé, qui boit plus que de raison, d'Angelina (Margaux Chatelier) qui veille à l'éducation de Sébastien et ne laisse guère indifférent le lieutenant allemand Peter (Andréas Pietschmann). Le docteur Guillaume (Dimitri Storoge), autre protagoniste au coeur de l'histoire, aide des familles juives à passer clandestinement en Suisse dans une nature hostile.

"Réaliser ce film est un cadeau extraordinaire de la vie. Quand j'étais enfant j'avais rendez-vous tous les dimanches soir devant la télé pour suivre les aventures de Belle et Sébastien", a expliqué Nicolas Vanier lors d'une avant-première.

Pour le casting de Belle, cet "amoureux des chiens et de la montagne" a fait appel au dresseur Andrew Simpson avec lequel il avait collaboré dans son film "Loups" en 2008.

Un hommage aux montagnards

"Belle a été sélectionnée parmi une centaine de chiens. C'est un patou, un chien peu obéissant, indépendant qui n'a pas socialement besoin de l'homme et que les bergers utilisent pour se protéger des loups", a-t-il commenté. "Quant à Félix, je l'ai testé avec mes chiens de traîneau. L'amitié entre Belle et Sébastien n'est pas feinte!".

Nicolas Vanier dit avoir replacé l'histoire dans la Seconde Guerre Mondiale "pour renouer avec quelque chose de très important dans la série télévisée: cette question de passage de contrebande à l'époque, qui est là dans le film une histoire de clandestins".

Il a aussi voulu "rendre hommage aux gens de la montagne, dont on parle peu dans l'histoire de la Résistance et qui ont joué un rôle très important". "Ce sont des gens qui parlent peu et qui agissent et c'est un peu à l'inverse du monde d'aujourd'hui", a-t-il estimé.

Durant la réalisation du film, Nicolas Vanier, "a été impressionné par la réaction de Belle face aux loups" présents sur le tournage.

"Cet amour de chien s'est transformé en animal féroce en quelques secondes. Elle a fait parler ses gènes. On a été obligé de la retenir avec des sangles car elle aurait sauté sur les loups et je n'aurais pas donné cher de leur peau", a-t-il affirmé.

Les nostalgiques retrouveront Mehdi El Glaoui, le fils de Cécile Aubry qui interprétait le jeune Sébastien dans la série originale, devenu adulte et incarnant le bûcheron André, et la mélodie de la série dans la bande-originale, interprétée par Zaz, dont la voix un peu grave tranche avec le timbre plus doux de Félix, acteur et chanteur qui fait ses débuts au cinéma.

Le film sort la semaine prochaine en France, Belgique, Allemagne et en Hongrie, puis en Grèce et en Italie en janvier.

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