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14/12/2013 05:09 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Syrie: l'opposition modérée est en "grave difficulté" (Fabius)

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a reconnu samedi que l'opposition modérée syrienne, que la France soutient, était "en grave difficulté" et a émis des "doutes" sur le succès de la conférence de paix prévue le 22 janvier en Suisse.

"L'opposition modérée que nous soutenons est en grave difficulté", a déclaré M. Fabius qui s'exprimait à l'issue de la World policy conference, un forum rassemblant des dizaines de responsables politiques et économiques à Monaco.

Paris avait été la première puissance occidentale il y a plus d'un an à reconnaître la Coalition nationale syrienne (opposition modérée) comme représentant légitime du peuple syrien.

"Sur la Syrie, je suis malheureusement assez pessimiste", a admis le chef de la diplomatie française, exprimant des "doutes" sur le succès de la conférence de paix dite Genève 2, prévue normalement le 22 janvier en Suisse.

"Avec mes amis ministres européens, nous travaillons à son succès mais on peut avoir beaucoup de doutes, et si malheureusement le succès n'est pas au rendez-vous cela signifie que ce pays martyr va continuer de souffrir et les pays voisins aussi", a poursuivi M. Fabius.

L'Armée syrienne libre (ASL), bras armé de la Coalition nationale syrienne, l'opposition modérée soutenue par les Occidentaux, est en perte de vitesse face aux islamistes et jihadistes, de plus en plus forts sur le terrain.

L'ASL a subi un nouveau revers après la suspension jeudi par Washington et Londres de leurs aides non létale après que des combattants islamistes se sont emparés d'un passage clé à la frontière turque, des sièges de l'ASL ainsi que de ses dépôts d'armes.

Cet affaiblissement de la rébellion intervient au moment où les préparatifs vont bon train pour réunir régime et opposition autour d'une même table en janvier lors d'une conférence de paix internationale censée trouver une issue à plus de deux ans et demi de conflit qui a fait plus de 126.000 morts.

L'opposition veut que la conférence aboutisse au départ de Bachar al-Assad, ce que refuse le régime qui veut des "négociations sans conditions préalables".

cf/jeb

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