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14/12/2013 11:19 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Massacre de Newtown: les cloches ont sonné 26 fois à la mémoire des victimes

NEWTOWN, États-Unis - Le premier anniversaire du massacre de l'école primaire Sandy Hook, qui avait fait 26 victimes, dont 20 enfants, a été souligné au son des cloches à Newtown, au Connecticut.

Les cloches ont sonné à 26 reprises samedi à l'église Sainte-Rose-de-Lima à Newtown en l'honneur de chacune des victimes de la tuerie, des messes commémoratives ont été tenues et le président américain, Barack Obama, a observé une minute de silence.

Alors que la neige tombait doucement sur Newtown, où les maisons étaient décorées de lumières de Noël, la petite ville ressemblait à n'importe quelle autre collectivité de la Nouvelle-Angleterre à cette période de l'année. Mais les traces du deuil encore bien palpable étaient visibles un peu partout.

Les propriétaires d'une résidence avaient installé un écriteau portant le message «Dieu bénisse les familles», tandis qu'une église indiquait être «ouverte à la prière».

Un chef cuisinier vivant à Newtown, Ryan Knaggs, a raconté avoir eu une pensée pour les deux petits camarades de soccer de sa fille de 7 ans, tués dans le massacre, lorsque les cloches ont retenti.

«Le son des cloches, le fait de connaître un peu les enfants, ça vous fait ressentir l'exactitude de chaque cloche... l'exactitude de la perte et du deuil», a-t-il mentionné.

Les cloches ont commencé à sonner sur le coup de 9 h 30, heure à laquelle le tireur fou Adam Lanza avait mis le pied à l'intérieur de l'école, le 14 décembre 2012. Des haut-parleurs permettaient d'entendre le nom des victimes.

Le gouverneur du Connecticut, Dannel P. Malloy, avait demandé à ce que les drapeaux soient mis en berne.

À Washington, le président et son épouse, Michelle, ont allumé 26 lampions installés dans une salle de la Maison-Blanche avant de souligner le triste anniversaire avec un moment de silence.

Quelques heures plus tôt, M. Obama avait soutenu, lors de son allocution hebdomadaire à la radio, que le pays n'en avait pas fait suffisamment pour améliorer la sécurité de leurs communautés.

«Nous devons en faire plus pour empêcher les gens dangereux de mettre la main sur une arme aussi facilement. Nous devons en faire plus pour soigner les esprits tourmentés. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour protéger nos enfants du danger et nous assurer qu'ils ressentent notre amour.»

Plusieurs partisans d'un contrôle plus serré des armes à feu aux États-Unis avaient cru, l'an dernier, que l'ampleur de la tragédie de Newtown forcerait le Congrès à réviser ses lois.

Leurs efforts avaient toutefois été vaincus par le lobby des armes, au premier chef la National Rifle Association (NRA), de même que par la plupart des représentants républicains et de certains démocrates, inquiets du risque de frustrer leurs électeurs.

Le 14 décembre 2012, Lanza avait tué 20 enfants et six professeurs de l'école Sandy Hook avant de s'enlever la vie.

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