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14/12/2013 10:58 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Égypte: un référendum se tiendra en janvier sur la constitution amendée

LE CAIRE, Égypte - Un référendum sur la constitution révisée de l'Égypte sera tenu en janvier, a annoncé samedi le président par intérim Adly Mansour, appelant les citoyens à voter en faveur de ce texte qui jettera, selon lui, les bases d'un État démocratique moderne.

Le référendum se déroulera les 14 et 15 janvier, a-t-il précisé.

L'ébauche de constitution amendée, complétée plus tôt en décembre par une commission constituante de 50 membres nommés par M. Mansour, représente une première étape dans l'instauration du plan de transition politique de l'armée depuis la chute, en juillet, de l'ancien président Mohammed Morsi.

Cette nouvelle constitution remplace celle qu'avait rédigée le comité islamiste et dont l'adoption par référendum, l'an dernier, avait déclenché un important mouvement d'opposition contre M. Morsi.

Les protestataires affirmaient que la constitution permettrait une trop grande interprétation religieuse et empiétait sur les droits et libertés.

Six mois après son adoption, des millions de manifestants avaient pris les rues d'assaut pour protester contre le président Morsi et exiger sa démission. L'armée l'avait par la suite écarté du pouvoir, annonçant la suspension de la constitution.

M. Mansour a assuré que cette nouvelle constitution amendée respectait les droits et libertés, la séparation des pouvoirs et les croyances religieuses des Égyptiens modérés.

Il a invité les opposants à ce texte, en visant clairement les pro-Morsi, à mettre fin à leur «entêtement», cesser de «pourchasser des illusions» et accepter le plan de transition.

Il y a toutefois fort à parier que les partisans du président déchu boycotteront le prochain référendum bien qu'une annonce officielle soit attendue plus tard cette semaine.

Ils ont tenu des manifestations quasi quotidiennes contre l'armée et le gouvernement de transition depuis la chute de M. Morsi et exigent son retour au pouvoir de même que le rétablissement de la constitution de l'an dernier.

«Le fait de participer à ce référendum, même pour annuler son vote, constituerait une reconnaissance implicite de la légitimité de la feuille de route (approuvée par l'armée)», a déclaré Islam Tawfeeq, un membre du parti de l'ex-président, les Frères musulmans.

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