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14/12/2013 11:15 EST | Actualisé 13/02/2014 05:12 EST

Attentat de Kidal (Mali) : "Cet acte odieux ne peut rester sans suite" (Hollande)

Le président français François Hollande a qualifié d'"acte odieux" qui "ne peut rester sans suite" l'attentat de samedi à Kidal, dans le nord du Mali, dans lequel deux soldats sénégalais de l'ONU ont péri.

"J'ai appris avec la plus grande émotion la mort de deux de vos soldats, tués ce matin dans l'attentat-suicide qui a frappé la force des Nations unies déployée à Kidal. Je vous fais part en cette occasion de la solidarité entière du peuple français et (j') adresse aux familles des victimes de cette tragédie mes plus sincères condoléances", écrit le président français dans une lettre adressée à son homologue sénégalais Macky Sall.

"Cet acte odieux ne peut rester sans suite. La France sera à vos côtés pour identifier et arrêter les commanditaires de cette attaque terroriste", ajoute François Hollande, qui se trouve actuellement en Guyane, département français d'Amérique du Sud.

"Nous resterons évidemment mobilisés pour lutter contre le terrorisme" dans le nord du Mali, "compte-tenu de la menace que les fanatiques qui y résident font encore courir à l'ensemble de la région", poursuit-il.

L'attentat, qui a entraîné la mort de deux soldats sénégalais de l'ONU gardant une banque à Kidal est survenu à la veille du second tour des législatives et au moment où l'armée française, engagée depuis janvier 2013 au Mali, procède à une vaste opération antijihadiste dans la région.

Un véhicule rempli d'explosifs a foncé sur la Banque malienne de solidarité (BMS) gardée par des soldats maliens et d'autres Africains de la force de l'ONU au Mali, la Minusma, selon un responsable du gouvernorat de Kidal et des sources militaires à la Minusma.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a lui aussi condamné samedi "cet acte lâche qui intervient à la veille du second tour des élections législatives au Mali".

Ce scrutin, qui doit parachever le retour à l'ordre constitutionnel dans ce pays, après le coup d'Etat qui, en mars 2012, avait précipité la chute du Nord aux mains de groupes jihadistes, doit être sécurisé par les soldats français, maliens et de la Minusma.

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