NOUVELLES
13/12/2013 07:02 EST | Actualisé 12/02/2014 05:12 EST

Ukraine : l'opposition négociera avec le président Ianoukovitch

Juste avant une table ronde qui aura lieu vendredi entre les chefs de l'opposition ukrainienne et le président, Viktor Ianoukovitch, ce dernier a annoncé qu'il songeait à accorder une amnistie aux protestataires arrêtés lors des manifestations des dernières semaines au pays.

« Je vais proposer qu'il y ait une amnistie. Qu'on libère les gens qui ont été arrêtés [...] et que l'on termine ce conflit », a déclaré M. Ianoukovitch.

La libération de ces manifestants est l'une des principales revendications de l'opposition pour mettre fin à la crise qui secoue l'Ukraine. L'opposition demande également la punition des responsables des violences policières survenues lors des manifestations, ainsi que la démission du gouvernement et le retour à la préparation d'un accord d'association et de libre-échange avec l'Union européenne (UE).

C'est le refus du président Iakounovitch fin novembre de signer un tel accord avec l'UE, au profit d'un rapprochement avec Moscou, qui avait mis le feu aux poudres et conduit le peuple à sortir dans les rues pour manifester.

Cette dernière revendication semble toutefois en voie d'être réglée. De retour de Kiev, la vice-présidente de l'UE, Catherine Ashton, a en effet fait savoir jeudi à Bruxelles que le président ukrainien lui avait « clairement signifié son intention de signer l'entente de coopération. Cette déclaration avait été suivie plus tard dans la journée d'une autre du vice-premier ministre ukrainien Serhiy Arbouzov, qui a affirmé que son pays signera « bientôt » cet accord, sans toutefois donner de date précise.

L'opposition décidée à avoir gain de cause

« Nous allons voir Ianoukovitch pour lui transmettre nos exigences, nous y allons pour dire que nous allons rester là et nous battre jusqu'à la victoire », a déclaré Arseni Iatseniouk, un responsable du parti Batkivtschina, de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, à propos de la réunion de vendredi.

De son côté, le champion du monde de boxe et chef du parti d'opposition Udar, Vitali Klitschko, a dit ne pas avoir l'impression que le président entendait les revendications des protestataires. « Peut-être n'a-t-il pas la télévision? Nous voulons lui exposer ensemble nos exigences clés et entendre la réponse », a-t-il lancé.

L'opposition ukrainienne a reçu un soutien de poids vendredi en la personne de Rinat Akhmetov, l'oligarque le plus riche d'Ukraine, qui est sorti de sa réserve pour dénoncer le recours à la force contre les manifestants et appeler à la négociation.

PLUS:rc